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Miss Belgique. Darline Devos, la présidente du comité, a déjà réfléchi à l'avenir du concours si la Belgique se scindait

BRUXELLES La tension est à son comble pour les vingt finalistes de Miss Belgique 2008 : c'est ce soir que l'une d'entre elles montera sur le podium. En coulisses, c'est le stress, mais pas seulement pour les demoiselles... Darline Devos, présidente du comité depuis maintenant trois ans, pourra enfin pousser un grand ouf de soulagement lorsque le générique de fin défilera sur les écrans de RTL et de VT4. Avant, bien sûr, de se remettre en selle et d'accompagner la nouvelle représentante de notre pays dans ses activités.

Darline, quelles sont les qualités qu'une bonne Miss Belgique doit absolument avoir ?

"Le plus important, c'est le charisme. Quand elle entre dans une réception, il faut que tout le monde la remarque. Il faut aussi qu'elle puisse aussi bien parler à un ministre qu'à une personne normale."

Ce qu'on sait peut-être moins, c'est qu'être Miss Belgique, ça demande un sacré boulot...

"Oui. Les premiers mois sont intensifs : beaucoup de gens souhaitent avoir la miss pour des actes de présence. Annelien (la Miss en titre, NdlR), à partir d'avril, a eu moins de choses à faire. Mais le plus fatigant, ce sont les nombreux trajets en voiture..."

Quel bilan tirez-vous justement du règne d'Annelien ?

"Je pense qu'elle avait tout pour gagner. La première semaine, quand je lui ai demandé pourquoi elle voulait gagner, elle m'a dit qu'elle voulait montrer à sa famille qu'elle pouvait le faire. Je pense qu'elle n'avait pas pensé que c'était vraiment un travail. Et comme pour tous les jeunes qui commencent à travailler, ça a été dur pour elle. Annelien n'avait pas envie d'aller à Miss Univers. Elle avait aussi un peu peur d'aller dans des réceptions où il y a du monde. Elle ne se sentait pas très à l'aise. Je crois cependant qu'elle a aimé être Miss Belgique."

Cette année, beaucoup de filles ont le profil d'une Miss Belgique, selon vous ?

"Cette année, c'est une belle année. Il y a beaucoup de Miss potentielles... Mais je garde mes pronostics pour le moment."

Vous sentez des différences entre le groupe francophone et le groupe néerlandophone ?

"Pas vraiment. Les néerlandophones ont plus la fibre commerciale. Elles s'occupent bien de leur televoting, des sponsors... Les francophones oublient souvent que tout ça compte aussi. Ce sont juste de petites différences de mentalité."

Comment envisagez-vous l'avenir de Miss Belgique si le pays éclate ?

"Je ne m'inquiète pas de ça, mais j'y ai déjà réfléchi. J'ai essayé d'enregistrer les noms de Miss Wallonie et Miss Flandre... Et je dois parler avec les responsables de Miss Univers et Miss Monde pour voir ce qu'on pourrait envisager."

Donc vous avez déjà fait quelques démarches...

"Ce n'était pas pour ça que je l'avais fait au début. Je me disais que, vu qu'on cherche les Miss des provinces, on pouvait un jour envisager de trouver une Miss Wallonie et une Miss Flandre. On a bien une Miss Bruxelles... Les problèmes en Belgique ont suivi. Mais on ne sait pas ce qu'il va se passer... Il faut voir..."

Imaginons que tout se passe bien... Il y a d'autres choses que vous avez envie de mettre en place ?

"Tout ce que je souhaitais, je l'ai accompli. Je voulais un gala, par exemple, je l'ai. La seule chose qui me manque ? J'aimerais que la Miss, pendant son année de règne, rencontre quelqu'un de la famille royale."



© La Dernière Heure 2007