Espérons que cette enfant aura un sens giratoire des plus développés. Avec pareil prénom, North West (traduisez Nord Ouest) vient d’entrer dans la grande famille des enfants de stars déjà mal aimés par leurs parents. Du moins, c’est l’impression qu’on en a, vu d’ici bas. Sinon, comment expliquer d’imposer à vie à sa progéniture un tel fardeau - un prénom difficile à porter - pour la vie ? 

Dans le cas de l’enfant un peu prématurée de Kim Kardashian, il s’agit sans conteste d’un jeu de mots douteux. Une forme de mini provoc’, un art dans lequel le père, le rappeur/producteur Kanye West, est passé maître. North pour le prénom, et West comme nom de famille. On se tord encore de rire. Mais halte là ! Car les parents auraient déjà averti leurs amis qu’ils comptaient surnommer leur progéniture Nori.

Si les Kardashian/West ont fait preuve d’une grande originalité au moment de baptiser leur enfant née le 15 juin dernier, ils ne décrochent pour autant pas la palme de l’originalité (ou de la bêtise). Chez les rappeurs d’ailleurs, on aime se la jouer anticonformiste. Le confrère de Kanye, 50 Cent, a lui décidé d’appeler son enfant Marquise. Élégant ? Oui, sauf quand on sait que le bébé est en fait un garçon !

Au pays des stars, il semblerait qu’on classe les enfants dans trois catégories. La première : par prénom qu’on n’entendra qu’une fois. Et une seule. Les enfants de stars les plus connus, Suri (fille de Katie Holmes et Tom Cruise) et Apple (fille de Gwyneth Paltrow et Chris Martin) ne devraient jamais se plaindre d’être assis en classe à côté d’un camarade portant le même prénom.

Deuxième catégorie : ceux qui rappellent de bons souvenirs à leurs parents. Eh bien oui, quand on décide d’appeler son enfant par le nom d’une ville ou d’un État, c’est qu’on doit y porter un certain attachement. Entre Egypt, l’enfant d’Alicia Keys, Brooklyn chez les Beckham, Ireland (la grande fille de Kim Basinger et Alec Baldwin), Moroccan (chez Mariah Carey et Nick Cannon) ou encore Lourdes baptisée de la sorte par sa catholique de mère Madonna, ces enfants de stars ont de quoi donner le tournis, ou l’envie de voyager…

Enfin, ultime catégorie : le melting-pot. Soit l’art de la star de ne pas savoir se décider, entre plusieurs caprices, et donc d’apposer tous ses choix de non-prénoms à la suite. Sont ainsi estampillés à vie d’une double, triple ou quadruple appellation : Shiloh Nouvel et Maddox Chivan, notamment (chez les Pitt-Jolie, maîtres de l’absurde), Phinnaeus Walter et Hazel Patricia (les jumeaux d’une Julia Roberts bien fantaisiste ce jour-là), Zuma Nest (chez Gwen Stefani) ou encore, celui qui a du mérite de s’être fait un prénom, Duncan Zowie Haywood Jones, le fils de David Bowie.

Après tout ça, oserait-on encore reprocher à ces enfants de stars leurs quelques caprices ?

Ch. V.