PeopleVidéo

Eric Dupond-Moretti : "J’ai été garçon de café en Belgique"

Jean-Marc Gheraille

Publié le - Mis à jour le

Avec l’avocat Olivier Martins, il a acquis des vignes du côté de Collioure. On y produit le Furbury.

Son nom de famille devait se limiter à un Dupond très commun et un peu passe-partout. En hommage à sa mère d’origine italienne, il a volontairement choisi de se démarquer en ajoutant son nom de famille Moretti. Pas de quoi a priori traduire ses racines nordistes à deux pas de la frontière belge qu’il a franchie plus d’une fois.

Ses yeux s’illuminent quand on évoque les brumes du Nord, les odeurs de frites et les chemins de campagne. Cela sent l’enfance et ses souvenirs à la fois doux et formateurs.

"Je suis quasi Belge et je le revendique. Mes grands-parents habitaient Cousolre, à deux pas de Bersillies-l’Abbaye qui était le dernier village avant la frontière belge. J’ai énormément de souvenirs liés à la Belgique. Aux achats de tabac en fraude que nous ramenions sous le siège de la Dauphine. Ou encore aux bonbons typiquement belges qui débarquaient dans le magasin "La petite folie" à Cousolre."

La vie l’a régulièrement amené chez nous. Et cette histoire d’amour perdure.

"Mes premiers petits boulots se situaient en Belgique. J’ai été garçon de café puis serveur dans un restaurant entre Erquelinnes et Beaumont. J’ai découvert les boîtes de nuit en Belgique. Je participe régulièrement à des chasses en Belgique. Récemment, je suis revenu à Lille. Sur la Grand’Place, j’avais une grosse envie de frites. J’ai été déçu parce qu’elles n’avaient pas été cuites au gras de bœuf. J’aurais dû pousser jusqu’à Tournai ou Mouscron."

Sans oublier nos bières, notamment son faible pour la Gueuze ou l’Orval.

Autre lien, amical celui-ci, avec notre pays : l’avocat Olivier Martins, français à l’accent catalan prononcé.

"Je crois aux forces de l’esprit comme disait François Mitterrand. Je me promenais avenue Louise avec l’envie d’allumer un cigare. Olivier Martins, que je ne connaissais pas, m’aborde et me lance ‘Je vous ai vu plaider avec Maître Alain Furbury (le mentor d’Eric Dupond-Moretti, NdlR)’ et cela m’a donné la vocation de devenir avocat. Je me suis dit l’espace d’un instant : ‘Dieu existe !’ Nous ne nous sommes plus perdus de vue. Au point d’avoir acquis ensemble des vignes près de Collioure."

Le nom du vin qui y est produit : Furbury en blanc et en rouge.

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info