People En renonçant à contester le droit de la justice française à traiter du testament de Johnny, sa veuve n’a pas rendu les armes.

L’information a fait l’effet d’une petite bombe dans un dossier particulièrement tendu, celui de la succession de Johnny Hallyday. Mardi, Laeticia, la dernière épouse du rocker, a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle renonçait à contester la décision du tribunal de grande instance de Nanterre rendue en mai dernier selon laquelle la justice française est compétente pour statuer sur le dernier testament du chanteur.

Dans un long message posté sur Instagram, elle déclarait avoir "choisi la paix". "Lorsque je vois grandir nos filles, je sens la nécessité et l’espoir indéniable d’un lendemain de paix paisible et serein, un lendemain digne de notre histoire, à la hauteur de nos rêves partagés, pouvait-on lire. Nombreux sont ceux qui m’ont tenue responsable des dernières volontés de mon mari. Il est temps aujourd’hui d’éclaircir et d’apaiser, dans un dialogue constructif et serein, les incompréhensions et les querelles qui ont maintenant trop duré."

La hache de guerre est-elle pour autant enterrée entre les clans Hallyday ? Pas du tout, juge Roland Perez qui fut l’avocat de Johnny et reste celui de Sylvie Vartan. Selon son analyse, en renonçant à faire appel, la veuve de Johnny a accepté de tirer un trait sur le testament qui déshéritait David Hallyday et Laura Smet. Mais cela ne règle en rien la question la plus fondamentale : quid du droit moral sur l’œuvre du Taulier ? Car c’est bien là tout l’enjeu : savoir qui va gérer son héritage artistique et les retombées qui en découlent. Sans accord entre les parties concernées, ce sera à la justice de trancher, a-t-il expliqué à Jean-Marc Morandini dans Morandini Live, sur CNews.

La volte-face de Laeticia Hallyday n’a pas surpris l’avocat. Selon lui, le tribunal de Nanterre a motivé sa décision de façon très détaillée, soulignant les moindres aspects liés à la résidence de Johnny, cadenassant de ce fait le jugement rendu. De plus, a-t-il ajouté, d’autres documents ont été présentés devant la Cour d’appel établissant, toujours selon lui, un peu plus que "Johnny n’était peut-être pas tout à fait consentant" lorsqu’il a été amené à rédiger son dernier testament. Même s’il dit ignorer le contenu de ces pièces, Roland Perez estime qu’elles ont fini par convaincre la nouvelle équipe d’avocats engagée par l’ultime épouse du rocker. "Ce qui est par contre certain, a-t-il encore ajouté, c’est qu’il (Johnny) a toujours voulu laisser à ses enfants et à ses aînés une part de sa succession. C’était ce qu’il avait exprimé plusieurs années auparavant."