L'animatrice-vedette brise le silence dans un livre "La consolation"... pour aider les autres victimes.

En 2009, Flavie Flament, rayon de soleil omniprésent sur le petit écran, quitte les projecteurs et les heures de grandes audiences. Elle explique aujourd'hui dans un livre "La consolation" la période terrible qu'elle était en train de traverser. Elle a 35 ans et lui revient à la mémoire un traumatisme de son enfance : le viol d'un photographe mondialement connu alors qu'elle n'avait que 13 ans.

Pour le magazine Elle France, elle est revenue sur cette souffrance et ce refoulement. "J'avançais, comme un bon petit soldat dans le brouillard. Même quand tout aurait dû aller bien, une partie de moi était en souffrance. Une tristesse, comme un fond de décor, teintait tout: les moments de bonheur, les projets d'avenir, ma façon de voir l'existence. J'avais l'impression de ne pas être honnête, de me mentir à moi-même, mais sans comprendre pourquoi."

Jusqu'au jour où son corps a lâché : "J'ai été saisie de crises de panique n'importe où, n'importe quand. J'avais des flashs : un mur blanc et un ciel bleu, une serviette verte, une fenêtre verrouillée par un petit loquet. Ces images me revenaient mais d'où ? Pourquoi ? J'avais l'impression de devenir folle. Je me suis profondément inquiétée de ce qui m'arrivait. J'ai commencé à m'isoler et à ne plus voir personne, pour me protéger", confie-t-elle.

Flavie Flament explique "ne pas avoir pas tourné la page car on ne tourne pas ce genre de page". L'important pour elle est "d'aider d'autres femmes qui ne peuvent pas parler. Et faire bouger la prescription". Aujourd'hui en France, une victime mineure peut déposer plainte jusqu'à 20 ans après sa majorité. 

"C'est épouvantable de vivre cette remontée des souvenirs, de comprendre qui on est, de trouver la force de parler et de s'entendre dire que c'est trop tard. Vous avez souffert toute votre vie. Mais ceux qui ont commis de tels actes peuvent dormir tranquilles", s'indigne-t-elle.