Sorti en février 2019, le dernier film de Franck Dubosc qui a à peine rassemblé 800.000 spectateurs dans les salles. Un échec que l’acteur reconnaît. "On ne l’a pas assez travaillé, on a rendu une copie moyenne, a-t-il ainsi confié dans Télé 7 jours. Fabien Onteniente (le réalisateur, NdlR.) est d’accord avec moi. Cette expérience nous a vaccinés et nous évitera de refaire n’importe quoi" Avant d’ajouter : "Camping 4 n’est donc pas dans les tuyaux pour l’heure. Maintenant, c’est une série de films qui est tellement entrée dans la tête et le cœur du public qu’il est difficile de fermer complètement la porte…"

En attendant, Franck Dubosc travaille actuellement sur un nouveau film, intitulé Rumba Therapy et dans lequel le comédien de 56 ans interprétera un quinquagénaire qui décide de renouer avec sa fille plusieurs décennies après l’avoir abandonnée. Le tournage devrait commencer dans les prochaines semaines. Rencontré en décembre dernier lors des dernières dates de son Fifty-Fifty (diffusé ce soir sur TF1), Franck Dubosc nous évoquait déjà le fait - de par son statut- de ne pas pouvoir faire de flop. "Le plus dur aujourd’hui est de rester. Moi, je suis voué au succès. Quand je fais un film qui ne marche pas, on me le reproche ! C’était pareil avec All Inclusive. On me dit que 800 000 entrées, c’est un bide ! Mon Dieu, la majorité des acteurs rêveraient de faire ça. On oublie que je totalise 52 millions d’entrées au cinéma, on ne peut pas faire de bide. C’est juste que ça ne peut pas marcher à tous les coups. Il y a parfois des choses qui m’amusent mais, comme ce n’est pas un film grand public, un autre pourrait le faire mais pas moi. Je suis donc obligé de choisir, mais parfois mes choix sont un peu à côté."

"Je veux faire une pause"

"Je n’ai jamais voulu arrêter la scène", nous assurait-il encore. "Là, je me dis : "quel sera le prochain ?" Mais comme entre chaque spectacle je mets environ trois ans, je me laisse le temps d’y penser. Cela dit, jusqu’à présent, à chaque fois que j’arrive à la fin d’un spectacle, je commence à écrire le suivant, et là… ce n’est pas le cas. Il y a une envie de continuer mais peut-être plus sobrement, moins rock’n’roll et avec moins de grandes scènes."

La scène reste pourtant sa véritable drogue. "C’est pour ça que je ne dis pas que j’arrête, ce serait mentir. Mais je vais faire une pause, pour me soulager, après celui-ci. Au bout d’un an, ça va me retitiller mais ce sera quelque chose d’encore différent." Fifty Fifty est d’ailleurs son show le plus intime, où il y évoque même son ablation d’un abcès de la marge anale… "Oui, c’est un kyste au cul (sourire) ! C’est vrai que je suis allé plus loin dans ma vie personnelle. Avant je le fictionnalisais, ici je me suis rapproché de la vérité. Il y a une chose que je n’ai jamais faite en spectacle, c’est parler des autres. J’ai toujours parlé de moi, à travers ma vie de famille, mes enfants, mes amis, l’argent ou les femmes. Je vais peut-être commencer à parler de société sans parler politique. Donner mon regard sur la société plutôt que sur mes travers."