Jointe samedi par AP, Geneviève de Fontenay se dit soulagée de pouvoir poursuivre ses activités.

PARIS La guerre des Miss que se livrent Endemol, propriétaire du concours national Miss France, et Geneviève de Fontenay, qui a claqué la porte de l'organisation en février dernier, a pris un nouveau tournant après que la cour d'appel de Paris a jugé vendredi que la clause de non concurrence à laquelle était astreinte la dame au chapeau était illicite.
Dans son arrêt, la 1ère chambre de la cour d'appel de Paris a réformé l'ordonnance rendue le 15 juin par le juge des référés du tribunal de commerce de Paris en jugeant illicite la clause de non concurrence dont se prévalait Endemol vis-à-vis de Geneviève de Fontenay. Cette clause interdisait à Mme de Fontenay d'organiser un concours de beauté pouvant être concurrent de Miss France, marque dont Endemol est propriétaire.

Jointe samedi par l'Associated Press, Geneviève de Fontenay se dit soulagée de pouvoir poursuivre ses activités. "C'est un boulevard qui s'ouvre devant moi et je ne pouvais pas croire une seconde que l'on puisse dans ce pays empêcher quiconque de travailler", a déclaré l'ancienne présidente du Comité Miss France.
Après son départ de cette organisation, la dame au chapeau avait indiqué vouloir mettre en place un nouveau concours de beauté national dont la première reine serait élue en décembre prochain, soit au même moment que l'élection de Miss France.

De son côté, Endemol estime que la clause de non concurrence à laquelle est astreinte Mme de Fontenay reste "à ce jour applicable" et a annoncé vendredi soir vouloir "engager immédiatement une procédure au fond pour faire reconnaître définitivement la validité de cette clause".

Dans l'arrêt rendu vendredi, la Cour d'appel de Paris a en revanche confirmé l'interdiction faite à Geneviève de Fontenay "de tout acte de dénigrement direct ou indirect envers les sociétés Miss France et Endemol, sous astreinte de 3.000 euros par infraction constatée".

© La Dernière Heure 2010