Mélissa Theuriau n'a pas toujours eu le sourire aux lèvres. Celle qui joue le singe avec délice dans le film de Jamel Debbouze, son mari revient sur un épisode de son enfance qui l'a fortement traumatisé.


"Ça a été d'une grande violence", confie la journaliste et productrice dans une interview au magazine Psychologies. Elle parle là du harcèlement scolaire qu'elle a subi au collège. « Le harcèlement scolaire, on commence à en parler aujourd’hui dans les médias et dans les films. C’est bien, parce que ça a long­­temps été tabou. Même moi qui vivais dans une famille extrêmement ouverte, je me suis tue, confie-t-elle Parce que j'avais honte, je ne voulais pas inquiéter mes parents ou qu'ils se sentent obligés de me défendre. »


La jeune Mélissa a été ainsi ostracisée, mise en quarantaine par ses camarades de classe. Complètement seul, elle a vécu un cauchemar auquel elle tentait d'échapper en inventant tout et n'importe quoi pour ne pas aller à l'école. "Je me suis fait hospitaliser pour une appendicite que je n'avais pas. Après l'opération, quand le chirur­gien a constaté que je n'avais rien, il a conseillé à mes parents de discuter avec moi, explique Mélissa Theuriau. Ma mère a été formidable : le temps de l'hospitalisation, elle m'a inscrite dans un nouveau collège pour que je n'aie pas à remettre les pieds dans l'autre. Et là, la vie est devenue belle."


De cette épreuve, la jeune femme veut retenir quelque chose de positif, qu'on peut tous méditer : « Cette expérience explique mon goût pour la gentillesse, estime Mélissa Theuriau. Parce que je connais la force de la méchanceté, celle qui vous tombe dessus sans raison et qui vous donne le sentiment de n’être plus rien du tout."