Il va emménager au 10 Downing Street pour Love actually

LONDRES Tony Blair peut commencer à se faire du souci. Dans un peu plus d'un an, en novembre 2003, les Britanniques auront un deuxième Premier ministre. Non élu, mais terriblement séduisant. Typiquement le genre d'homme auquel les électrices donneraient sans hésiter leur voix, pourvu qu'elles ne le quittent plus des yeux. Or, le hasard fait bien les choses, le politicien de charme est célibataire. Et a, qui plus est, les traits de Hugh Grant...

Au pays de l'humour absurde, rien n'est inimaginable. Même l'entrée de l'éternel retardataire de Quatre mariages et un enterrement dans le sacro-saint 10 Downing Street, résidence prestigieuse du chef du gouvernement britannique.
Inutile de paniquer en imaginant un remake des aventures politiques de Ronald Reagan à la tête d'une des nations les plus puissantes du monde: Hugh Grant n'exercera les fonctions suprêmes que durant quelques semaines, le temps du tournage de Love actually.

L'attrait du pouvoir...

A l'occasion de son premier passage derrière la caméra, Richard Curtis, surtout connu en tant que scénariste de Bean, Notting Hil ou Le journal de Bridget Jones, a en effet eu l'idée de lui confier les rênes de l'Angleterre dans une comédie farfelue sur les relations non pas diplomatiques, mais amoureuses.
A peine installé dans l'ancienne demeure de Margaret Thatcher, le premier des Britons découvre avec enchantement l'attrait du pouvoir. Surtout pour la jolie brunette (Martine McCutcheon) chargée de lui apporter sa tasse de thé...

Autour de lui, le batifolage sera aussi de mise puisque Cupidon fera d'une flèche dix coups en faisant aussi chavirer les coeurs de Rowan Atkinson, Liam Neeson, Colin Firth, Laura Linney, Emma Thompson, Alan Rickman, Martin Freeman et Keira Knightley.
Joli tir groupé pour une belle brochette de stars.

© La Dernière Heure 2002