"J’ai été tripotée toute ma jeunesse, de six à seize ans", a ainsi révélé Ophélie Winter sur le plateau de Yann Barthès, lundi sur TMC. Invitée à promouvoir son autobiographie "Résilience" (Ed. Haper Collins), l'interprète de Dieu m'a donné la foi s'est confessée sur sa carrière et les drames de sa vie. La chanteuse ayant surtout avoué avoir été abusée sexuellement par son oncle handicapé, qu’elle voyait durant les vacances scolaires, chez sa grand-mère.

"Physiquement, il était vraiment effrayant"

"J’ai rêvé de sa mort, parce qu’il me faisait peur, témoigne-t-elle dans Quotidien, encore bouleversée. Physiquement, il était vraiment effrayant. Il se faisait pipi dessus jusqu’à 50 ans, son odeur, il fumait des cigarillos… y a des trucs que je ressens et qui me font revivre toutes les horreurs de cette époque-là, ça me perturbe de parler de ça." Avant que celle qui avait déjà dévoilé avoir consommé de la drogue ou avoir failli marier Albert II de Monaco dans On est en direct sur France 2, de poursuivre. "J’en ai parlé à mon frère il n’y a pas si longtemps que ça, il doit y avoir max dix ans. Je lui ai dit écoutes, faut qu’on ait cette discussion une fois pour toutes, parce que ma mère continuait à dire, à l’époque où je lui parlais toujours, que c’était pas vrai, que c’était un mensonge… donc j’ai dit à mon frère, faut qu’on en parle, parce que je sais que tu ne peux pas ne pas me croire, on était comme des jumeaux, très fusionnel… il m’a dit non je te crois, parce qu’il me l’a fait aussi. Ça m’a calmée. Ça m’a confirmé ce que je pensais. Je ne suis pas folle."

"Ma mère revient et mon oncle avait sa main dans ma culotte"

"Ma mère ne m’a pas crue quand je le lui ai dit la première fois. Je lui ai dit : “Maman, Stéphane me touche le zizi”, et je me suis pris une beigne", a également révélé Ophélie Winter. "Le pauvre, il n’y était pour rien, personne ne lui a jamais dit : 'C’est mal de faire ça'. C’est ce que j’attendais que ma mère fasse en balançant le truc. Elle m’a foutu une claque en me disant : 'Arrête de mentir, tu es une petite menteuse'." Des abus qui auront duré dix ans selon la chanteuse de 47 ans. "Jusqu’au jour où on était dans cette maison près de Nîmes, dans le sud de la France, autour de la table, et ma mère sort pour aller chercher un truc", conclut Ophélie Winter. "Elle revient et mon oncle a la main dans ma culotte. Elle l’a vu, elle lui a balancé une boîte de brandade de morue dans la tronche et il n’y a pas eu un mot d’explication."