Invité pour le portrait de l'émission hebdomadaire Sept à Huit, Stéphane Bern a fait de nombreuses confidences sur son enfance.

Le féru d'histoire a grandi dans une famille stricte mais aimante, selon ses dires. D'origine polonaise, sa mère, très exigeante, faisait régler l'ordre et la violence à son domicile. Traductrice-interprète, Melita Schlanger pratiquait couramment pas moins de cinq langues. "Elle parlait parfaitement l'anglais, le russe, l'italien, l'allemand. Donc vous imaginez que quand je répétais mes leçons d'anglais ou d'allemand, j'en prenais plein la figure", révèle l'animateur de France Télévisions.

Ensuite, Stéphane Bern a expliqué ce qu'il a ressenti tout au long de sa vie par rapport à la violence de sa mère. "Je n'ai pas été un enfant martyr, démarre-t-il, j'ai été battu, quand c'était nécessaire parce qu'à l'époque les châtiments corporels existaient. Je n'ai pas connu de jour sans prendre une gifle, ça je le reconnais", indique l'animateur.

Il enchaîne en précisant que malgré les coups, il aimait beaucoup sa mère. "J'ai adoré ma mère, pour autant, c'est vous dire. Vous êtes dans une situation psychanalytique tout à fait intéressante. C'est-à-dire que vous aimez votre bourreau, déclare-t-il avant de parler de l'amour qu'il recevait. Je ne lui en ai jamais voulu parce qu'elle m'a donné beaucoup d'amour et de tendresse aussi", explique-t-il avec recul.

Plus tard lors de l'interview, Stéphane Bern a évoqué son homosexualité, sujet tabou avec sa mère. Même si elle était au courant de l'orientation sexuelle de son fils, car comme le dit l'adage, les mères savent toujours. 

"Elle me disait: ‘je préfère qu’on n’en parle pas’, mais elle savait. Elle me disait aussi toujours: ‘Tu feras ce que tu veux après moi.’ Je n’ai jamais voulu la choquer, j’ai toujours fait en sorte qu’elle ne soit pas trop confrontée à des choses de ma vie, des choses personnelles.”