People Julie Andrews a très mal vécu la célébrité et l’Oscar pour Mary Poppins.

L’histoire de Julie Andrews fait partie de celles qu’adore Hollywood, avec une revanche sur le sort et un grand succès à la clef. Dans toutes ses biographies figure en lettres d’or l’anecdote de son éviction du film My Fair Lady, alors qu’elle en avait tenu le rôle principal à Broadway. Contrairement à son partenaire, Rex Harrison, les producteurs lui préféraient Audrey Hepburn. Mise sur la touche, Julie Andrews accepta la proposition de Disney d’incarner Mary Poppins. Ironie du sort : si My Fair Lady décrocha 8 Oscars en 1965, Audrey Hepburn ne fut même pas nominée en tant qu’actrice. La statuette de la meilleure comédienne fut par contre décernée à Julie Andrews.

Tout est bien qui finit bien, donc. Du moins, dans la version officielle. La star de 84 ans, elle, n’a pas spécialement bien vécu cet épisode de sa vie. La célébrité, elle n’était pas prête à la vivre aussi vite et aussi intensément. "Pendant très longtemps, j’ai gardé mon Oscar au grenier, a-t-elle dévoilé dans The Graham Norton Show. Je le considérais comme un cadeau de bienvenue à Hollywood mais j’estimais ne pas le mériter. Un tel succès précoce m’a amenée en analyse et en thérapie."

Sa vie privée est alors partie en lambeaux. "Malheureusement, je me suis séparée de mon charmant mari (Tony Walton, dont elle divorça en 1967, NdlR). Les séparations sont toujours inévitables, le mariage était fini, ma tête était pleine de confusion et d’ordures. La psychothérapie m’a sauvé la vie, d’une certaine manière."

Malgré deux autres nominations en tant que meilleure actrice (La Mélodie du bonheur en 1966 et Victor Victoria en 1983), elle n’a plus jamais décroché d’Oscar.