BRUXELLES Dans son autobiographie, Fille du silence , sortie au début du mois chez Michel Lafon, Julie Pietri a décidé de passer aux aveux et de déballer sur la place publique toutes ces choses qui l’ont minée tout au long de ces 52 années. L’enfance, d’abord, qui coïncide avec la guerre d’Algérie. La peur et le sang dans un pays meurtri. Puis les insultes qui pleuvent, quand elle arrive en France. “On me traitait, selon les opinions politiques des parents d’élèves, tantôt de sale Arabe, tantôt de sale Juive, de sale pied-noir ou de sale colonialiste !

Et puis, il y a eu une relation difficile, avec un compagnon qui la harcelait moralement : “Il était un terrible pervers narcissique qui ne supportait pas l’idée que je le quitte. Un jour, j’ai avalé trop de cachets pour en finir. Je ne voulais pas mourir, c’était tout simplement un appel de détresse.



© La Dernière Heure 2009