Dans une nouvelle biographie, on découvre que le chanteur, avant de mourir, comptait quitter France Gall pour une autre femme

PARIS Jusqu’ici, on a surtout prêté deux grands amours à Michel Berger. Véronique Sanson et France Gall. Et pourtant, il faudrait ajouter un troisième nom à la liste, celui de Béatrice Grimm, avec qui l’auteur de Quelques mots d’amour comptait visiblement partir vivre à Los Angeles. Un projet qu’il ne concrétisera pas, la mort l’ayant foudroyé avant, le 2 août 1992.

C’est ce qu’on apprend en lisant une nouvelle biographie, Quelque chose en nous de Michel Berger , qui n’est pas signée par n’importe qui, puisqu’elle est écrite par Yves Bigot, l’ex-directeur des programmes de France 2 et de la RTBF, actuel directeur de l’antenne de RTL France mais aussi ancien des Enfants du rock  !

De fait, l’existence de Béatrice Grimm n’est pas tout à fait un scoop. Elle a déjà été évoquée par le passé, mais de façon nettement plus floue. Yves Bigot se base sur plusieurs témoignages. Dont celui du producteur de disques Bernard Saint-Paul. “La veuve de Michel, ce n’est ni Véronique, ni France, mais Béatrice Grimm ”, confie ce dernier dans le livre. Bernard Saint-Paul a ainsi rencontré la jeune femme, âgée alors d’une trentaine d’années, à Santa Monica. “Là, elle m’a montré des placards pleins de fringues de Michel et son piano à queue.” Et Béatrice de lui expliquer : “J’en veux beaucoup à France de ne pas avoir accepté que je vienne à l’enterrement. Et maintenant, que fais-je de ses affaires ? Je ne vais pas rester là, j’étais ici pour l’attendre. Mon mec est mort et personne ne veut me parler, ni sa mère, ni ses enfants.”

Béatrice est une descendante… des frères Grimm. Elle a enregistré des chansons en anglais écrites par Michel Berger pour un album qui ne sortira finalement jamais. D’autres personnes confirment les projets du chanteur de quitter France Gall pour Béatrice. “À l’été 92, Michel cherchait une maison à Los Angeles où il souhaitait s’installer”, confie Philippe Rault (le fixeur de Michel Berger à Los Angeles). Même son de cloche chez Grégoire Colart (son attaché de presse durant 16 ans). “Michel soldait sa vie. Son couple avec France était au plus bas. Pendant tout l’enregistrement de Double jeu, ça allait au plus mal entre eux. Elle était tout à fait au courant de l’existence d’une autre femme. Michel finissait sa vie par une séparation. Il était très épris mais ne savait pas comment s’y prendre. Il était en pleine dépression. ” Des révélations qui portent une nouvelle lumière sur les derniers mois de l’auteur de La groupie du pianiste et de son couple avec France Gall…

Quelque chose en nous de Michel Berger . Don Quichotte Éditions



© La Dernière Heure 2012