La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a décidé de la maintenir en détention.


Un tribunal français a rejeté jeudi une demande de remise en liberté de la vedette franco-suisse de téléréalité Nabilla Benattia, soupçonnée d'avoir poignardé son compagnon et placée en détention provisoire, a déclaré à l'AFP une source judiciaire.

"Nabilla Benattia reste en prison pour le moment", selon cette source. Soupçonnée d'avoir porté un coup de couteau au thorax de son petit ami, Thomas Vergara, la plantureuse brune de 22 ans, inculpée de "tentative de meurtre", est en prison depuis le 9 novembre.

La starlette, célèbre pour son "Allô, non mais allô quoi!" devenu culte, avait avancé des versions jugées peu crédibles depuis les faits. Elle avait évoqué une agression commise par trois inconnus - un scénario démenti par les images de vidéosurveillance - et affirmé ensuite que Thomas Vergara, sous l'emprise de cocaïne, s'était blessé tout seul.

Le jeune homme de 28 ans a pour la première fois mardi, lors d'une audition, mis en cause directement sa compagne, évoquant une altercation "pour un motif futile" et assurant que c'était bien elle qui avait porté le coup de couteau.

Devant la juge d'instruction, Nabilla s'est posée en victime d'un homme "violent", "sous l'emprise de la drogue", un portrait peu flatteur relayé par certains de ses proches, mais vivement contesté par l'intéressé.

L'idylle entre Nabilla et Thomas Vergara, rencontré en 2013 sur le tournage de l'émission "Les Anges de la téléréalité", a toujours été tumultueuse, d'après leur entourage qui évoque un couple "ancré dans la violence".

D'origine algérienne et italienne et de nationalité franco-suisse, Nabilla doit sa notoriété à cette émission et fait régulièrement la Une des magazines people.

Célèbre pour ses extravagances télévisuelles, Nabilla est aussi connue pour ses coups de sang. En mai 2013, elle avait craché au visage d'un agent de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) qui avait porté plainte.

Le hashtag #Nabilla reste l'un des dix principaux sujets de discussions sur Twitter en France. Plusieurs groupes de soutien sur Facebook demandent sa libération, certains fans n'hésitant pas à appeler à la grève de la faim... de la douche ou de l'école.