People Stéphanie de Windisch-Graetz était l’arrière-petite-fille de la princesse Stéphanie de Belgique.

C’est à l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles que s’est éteinte le 12 juillet dernier la princesse Stephanie de Windisch-Graetz. Ce nom ne vous dit peut-être rien mais en plus d’être princesse autrichienne, la défunte était en fait l’arrière-petite-fille de la princesse Stéphanie de Belgique (d’où son prénom), deuxième fille du roi Léopold II et de la reine Marie Henriette.

Stephanie de Windisch-Graetz était en outre une descendante de l’empereur François Joseph et de l’impératrice Sissi puisque sa grand-mère l’archiduchesse Elisabeth-Marie était leur petite-fille. Stéphanie de Belgique (1864-1945), fille du roi Léopold II, épouse l’archiduc héritier Rodolphe d’Autriche en 1881. Son destin est tout tracé : elle sera un jour impératrice d’Autriche et reine de Hongrie.

Candide, la jeune fille ne trouve pas ses marques à Vienne au palais de la Hofburg ou à Schönbrunn où rôde l’ombre de sa belle-mère Sissi toujours entre deux voyages. L’union n’est pas harmonieuse, ni heureuse. Rodolphe ne se prive pas de relations extraconjugales dans les milieux populaires. Le couple a une fille Elisabeth-Marie en 1883.

C’est une déception cruelle. Il n’y aura jamais de deuxième enfant car Rodolphe a transmis la syphilis à Stéphanie. Quasiment à l’agonie, elle survit miraculeusement mais reste stérile. À cette époque, pas question de blâmer le futur empereur mais bien Stephanie dans l’impossibilité désormais d’assurer la continuité dynastique de l’empire.

En 1889, Rodolphe et sa jeune maîtresse Maria Vetsera se suicident dans le pavillon de chasse de Mayerling. Une disparition qui a donné lieu à de nombreuses conjectures et spéculations. Stéphanie ne sera jamais impératrice. Sa position à la Cour est encore plus délicate : veuve de l’héritier. Son beau-père, l’empereur François Joseph, lui voue une affection sincère tout comme à la jeune orpheline Elisabeth-Marie. Cette dernière, fort jolie jeune femme, s’amourache du prince Otto de Windisch-Graetz. Il est de condition inférieure à son rang d’archiduchesse et altesse royale mais devant sa détermination, son grand-père l’empereur "ordonne" ce mariage.

Quatre enfants naissent : Franz, Ernst, Rudolf et Stéphanie (qui était la marraine de la défunte). La séparation est actée en 1924. Elisabeth-Marie continue à vivre en Autriche malgré la chute de l’empire. Elle n’a jamais été très maternelle, élevant à la dure ses fils et leur préférant sa meute de chiens. Elle se remarie en 1948 avec son compagnon le politique Leopold Petznek, ce qui lui voudra le surnom de "l’archiduchesse rouge". Elle meurt à Vienne en 1964.

Son fils aîné le prince Franz (1904-1981) épouse en 1934 à Bruxelles la comtesse belge Ghislaine d’Arschot-Schoonhoven (1912-1997). De cette union sont nés : Stéphanie en 1939 et Guillaume en 1950/La princesse Stephanie de Windisch-Graetz s’est mariée avec Dermot Blundell-Hollinshead-Blundell avec qui elle a eu deux fils Henry et Alexander.

La princesse vivait à Bruxelles. Artiste peintre, passionnée aussi par la photographie et l’écriture, elle était décrite par ceux qui l’ont côtoyée comme une personnalité fantasque et extrêmement attachante, qui a subi des revers de fortune en s’étant lancée dans des projets artistiques mais qui s’était toujours relevée.

Ses funérailles auront lieu ce lundi 22 juillet à 12 heures en l’église Saint-Jacques sur Coudenberg place royale à Bruxelles.