Un grand spectacle à l’hôtel et, enfin, deux heures pour du shopping.

Défilé en maillot, défilé en long et… en public ! L’avant-dernière soirée des candidates de Miss Belgique en Égypte a été l’occasion d’une bonne répétition générale à l’approche de la grande finale du 13 janvier.

En même temps, c’était une heureuse surprise, un cadeau inattendu, pour les clients ordinaires du Baron Resort de Charm-el-Sheik. En payant pour leurs vacances, ils ne s’attendaient pas à un spectacle offert par les Miss belges.

En plus des défilés et des présentations, 19 parmi les 30 ont souhaité proposer un numéro plus personnel. Les plus professionnels étaient assurément les numéros de danse. Ce n’est pas illogique puisque certaines de ces filles la pratiquent depuis plus de dix ans. Certaines ont quand même opté pour l’originalité. La Bruxelloise Olivia Simmons, 19 ans, a fait de la danse orientale. Le plus étonnant reste le numéro de claquettes de Dhenia Covens, 24 ans.

Certaines ont chanté . La Miss Liège de 18 ans, Giovanna Verolla, de Herstal, a fait une reprise de Laura Pausini : "Chanter, c’est quelque chose que j’adore. Mais je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas. Je n’ai pas le niveau d’un The Voice et je le sais."

Deux des filles ont amené un numéro très étonnant. Caroline Delforge, 18 ans, fille de forains - qui retrouvera, dès lundi, la Foire de Liège et ses montagnes suisses - a proposé un mini-spectacle de magie et, avec un sourire de princesse orientale, Julia Griffi, 23 ans, de Tubize, a fait… chanter des verres. Elles étaient présentées sur scène selon leur origine : les quinze Flamandes ensemble; les huit Wallonnes, et les sept Bruxelloises.

Le public était invité à désigner une Miss Wallonie - ce fut Zoé Brunet, 17 ans, de Jemeppe-sur-Sambre, une fille au visage très joli enveloppé d’une volumineuse coiffure à l’africaine; une Miss Bruxelles - la blonde Laura Smeyers, 20 ans, de Kapelle-op-den-Bos; et une Miss Flandre, Dhenia Covens. Elle, elle a un visage atypique, tout à fait parfait pour le mannequinat. Ses copains la surnomment Pocahontas et quand on est avec elle, on comprend pourquoi. Elle est certainement de celles qu’il faudra surveiller à la finale.

Samedi à 16 h, les filles sont, pour la première fois, sorties de l’hôtel. Au programme, deux heures de shopping (enfin !) dans la ville de Charm-el-Sheikh. Une ville entièrement dédiée au commerce. Les rues sont essentiellement piétonnières. Et illuminées, même en plein jour, de néons colorés. Les filles sont venues en T-shirt et shorts. Cela n’a posé aucun problème là où sur une place des femmes en burkhas noires vendent, assises sur le sol, des petits objets étalés sur des couvertures.

Le guide explique que cette ville a été bâtie autour du premier hôtel, le Helene Marine construit ici entre 1967 et 1973. "À l’époque, c’était le plein désert. Il n’y avait que des bédouins qui vivaient ici avec leurs bêtes." De nombreux bars étalent sur de larges surfaces des fauteuils très larges et des tables basses. La vérité, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de clients. Un guide nous dit : "Il est trop tôt. La vie, ici, commence après 20 heures."

Mais les commerçants ne cachent ni leurs problèmes actuels, ni leur optimisme : "C’est creux. Mais, on attend des touristes à partir des fêtes de Noël." Le tout avec un sourire et la main tendue au moment de l’au revoir. Que vous ayez acheté ou pas. Une gentillesse exceptionnelle.