Aujourd'hui plus apaisée et épanouie, Laura Smet revient sur les raisons de ses passages à vide dans une interview accordée à Madame Figaro.

La comédienne fait d'ailleurs son retour au cinéma dans Les Premiers Crus de Jérôme Le Maire. Et vendredi, au festival du cinéma de Deauville, elle paraissait rayonnante sur le tapis rouge. L'occasion donc de se confier et de faire le point.

Lorsqu'on a des parents qui se nomment Johnny Hallyday et Nathalie Baye, la célébrité est incontestable, mais pas toujours évidente à gérer. "Ce n'est pas facile d'être fille de..., de trouver sa place, de se réinventer", confie Laura Smet à Madame Figaro. "Longtemps, j'ai vécu dans l'ignorance de leur célébrité. Je vivais avec ma mère à Paris. Mon père était un peu plus absent. Je le voyais chez lui, dans sa maison à Saint-Tropez. Là, il me traitait comme une reine. Quand il m'emmenait sur sa Harley, j'avais l'impression d'être Bardot. On s'entendait très bien tous les deux. Nous sommes des instinctifs. J'ai hérité du côté animal de mon père."


Une découverte violente

La jeune femme revient sur le moment difficile où elle a compris la notoriété de son père. « La décou­verte de la célé­brité de mon père est plus précise et plus violente, explique-t-elle. C’était en 1993 au Parc des Princes. J’avais 10 ans. J’étais là lorsqu’il est entré comme un gladia­teur dans l’arène. J’ai vu une foule se lever. Puis il a chanté Laura. Tout le stade était debout. J’étais très fière. C’était un moment d’amour hallu­ci­nant et en même temps assez pertur­bant pour une petite fille (...) Les enfants sont durs entre eux. Ils se moquaient de moi à cause de la marion­nette de mon père dans les Guignols de l'info sur Canal +. Pour me proté­ger, je me suis réfu­giée dans un rôle de petite dure de mon inven­tion dont j’ai mis du temps à me sortir. »


Des envies de famille

Après des moments très tumultueux, entre dépression et amours contrariés, Laura Smet remercie à présent Johnny et Nathalie : « Mes parents ne m’ont jamais lais­sée tomber durant cette période diffi­cile. Ils sont mes héros. » Plus épanouie, l'actrice se projette désormais vers l'avenir : "On m’avait dit que la tren­taine annonçait un autre cap. Je n’y croyais pas et pour­tant, c’est vrai. J'ai aujourd'hui 31 ans et je me sens beaucoup mieux, plus mature, moins anxieuse. Aujourd'hui, je fais de la boxe, de la course et du yoga. Je n'ai plus peur du regard des autres. J'ai envie de devenir mère de famille. Je trouve que j'ai fait du bon travail."