L'humoriste flingue sans réserve certaines personnalités de la télé, qui n'apprécient que moyennement

BRUXELLES Le spectacle que Laurent Gerra présente actuellement à Paris est son dernier en date mais n'est pas pour autant super nouveau: il était déjà passé chez nous en mai 2005. Pourtant, une petite polémique gronde aujourd'hui chez nos voisins français. L'humoriste s'attaque aux personnalités de la télé sans prendre de gants et les dents grincent...

Gerra n'y va pas de main morte en évoquant la bande à Ruquier: «Dans la bande à Ruquier, faite de rigolards et de rombières, y en a un au-dessus du panier, le prétentieux Gérard Miller. (...) Gérard Miller est la pelle à merde des divans, le psychanalyste de bal». Ce dernier a rétorqué sauvagement dans le journal Le Parisien: «Même à l'époque où Ruquier lui écrivait ses textes, je ne me gênais pas pour dire que Laurent Gerra était un jeune beauf à la vulgarité satisfaite. Désormais, il se venge et, dans ses interviews comme sur scène, m'agonit d'injures». Il ajoute: «Gerra n'a pas le même fonds de commerce que Dieudonné, mais lui aussi associe le comique à la haine». Laurent Ruquier, lui, trouve ça «injuste de taper sur la radio ou la télé, parce que ce sont elles qui l'ont fait connaître». En janvier déjà, il déclarait: «Laurent Gerra est un très bon imitateur, il lui manque un peu de mémoire, c'est tout. Je lui ai proposé plein de fois de venir à On a tout essayé. Mais il ne viendra jamais. Il n'aime pas les talk-shows. Il n'aime que les émissions où on le met en valeur à 100%». Le reste des chroniqueurs d' On a tout essayé n'est pas épargné non plus. Pour Gerra, Isabelle Alonso est «la chienne de garde qu'on aurait dû piquer depuis longtemps» tandis que Christine Bravo est «l'alcoolique qui n'est plus anonyme». De Claude Sarraute, il dit, avec peu d'élégance: «On a tout essayé mais on n'a pas osé essayer Claude Sarraute. La date de fraîcheur était dépassée».

Ruquier & co ne sont pas les seuls à être épinglés. C'est aussi le cas de la famille Castaldi. Dans un sketch appelé Télécon, Téléthon, dans lequel Gerra récolte des neurones, il sourit: «On vient d'avoir un neurone, c'est celui de Jean-Pierre Castaldi, qui vient d'en faire don. C'était le seul qu'il avait. La preuve: il n'en a même pas donné à son fils Benjamin». JP prend ça à la rigolade. «Avoir de l'humour, c'est savoir rire de soi, affirme l'acteur égratigné à cause de son passage dans l'émission de téléréalité La première compagnie. Et puis, quand on est caricaturé par quelqu'un qui a du talent, c'est plutôt un compliment.» Le fiston Castaldi a refusé pour sa part d'assister au spectacle. «Je ne vais quand même pas payer ma place pour me faire insulter, quand même, je ne suis pas maso!»

Laurent Gerra, qui s'est retrouvé récemment sur un plateau télé en même temps que Benjamin Castaldi, a déclaré qu'il était prêt à couper le passage le concernant. «Si je fais de la peine, ça m'embête», a-t-il dit. Charmante attention. Mais s'il respecte ses dires et qu'il supprime tous les passages qui blessent, il ne restera pas grand-chose de son spectacle!

© La Dernière Heure 2006