Patrick Antonelli a été jugé ce mercredi pour "corruption", "modification frauduleuse d’un système de données mis en œuvre par l’État" et "obtention frauduleuse de document administratif" devant le tribunal correctionnel de Nanterre

Le 17 juin dernier, lors du procès, le procureur de la République avait requis cinq ans d’emprisonnement, dont deux ferme et une amende de 150 000 euros à l'encontre de Patrick Antonelli. Le verdict est finalement moins lourd pour le compagnon de la chanteuse et coach à The Voice France. A savoir 4 ans de prison, dont deux de sursis sans probation, avec mandat de dépôt différé (le 4 septembre prochain), lui faisant ainsi échapper à un retour directement en prison. L'homme est également condamné à payer 100 000 euros d'amende.

Rappel des faits. Cette affaire remontant entre l’automne 2013 et le printemps 2015. Patrick Antonelli, alors gérant d’une auto-école à Paris, collabore avec trois agents de la préfecture de Nanterre afin de délivrer des permis de conduire en échange de grosses sommes d’argent. Un système rondement mené et efficace qui séduit même de nombreuses célébrités comme Samir Nasri, Jérémy Ménez ou encore Ali Baddou. Au total, ce sont plus de 250 permis qui seront ainsi écoulés pour montant total avoisinnant le million d’euros. Démantelée en 2016, l'affaire fait alors passer le compagnon d’Amel Bent quatre mois en détention préventive derrière les barreaux. Avant d'être jugé les 17 et 18 juin dernier.

Un homme "soulagé"

Satisfait à l'issue du verdict, l'avocat du compagnon d'Amel Bent s'est adressé ce mercredi à la presse. "La décision prend compte de la défense de Patrick Antonelli et de ses co-prévenus. La décision reste raisonnable, il reste à voir pour Patrick Antonelli la possibilité ou pas de bénéficier d'un aménagement de peine devant le juge de l'application des peines". Toujours selon ce dernier, le père des deux filles de la chanteuse (qui était absente à l'audience) est "soulagé de pouvoir repartir libre sans mandat de dépôt immédiat et exécutoire à l'audience". Quant à la décision de faire appel, "elle est à l'étude. Nous allons voir les motivations précises retenues dans le jugement, qui sera disponible lundi, et à ce moment-là nous déciderons de faire appel ou non".