Les souverains seront accompagnés de la vice-Première ministre chargée de la Fonction publique, des Entreprises publiques, des Télécommunications et de la Poste Petra De Sutter, ainsi que des ministres-présidents wallon Elio Di Rupo, bruxellois Rudi Vervoort, flamand Jan Jambon et germanophone Oliver Paasch, d'une délégation académique et de responsables d'entreprises. Le voyage, sur invitation de la présidente grecque Katerina Sakellaropoulou, les mènera à Athènes et ses environs, où la délégation rencontrera les plus hautes autorités de la république hellénique. Le couple royal participera également à des activités académiques et économiques. Enfin, il s'intéressera à l'intégration des réfugiés et à la lutte contre la pauvreté infantile.

La dernière visite d'État belge avait eu lieu au Luxembourg en octobre 2019. Il s'agit à présent de la deuxième visite officielle de la Belgique en Grèce, la première remontant à 2001. Notre pays avait, lui, accueilli une délégation grecque en 1981 puis 2005.

Cette visite doit renforcer les liens entre les deux nations. Ces dernières années, la Grèce a traversé plusieurs crises: financière, migratoire et sanitaire, tout en subissant les conséquences des changements climatiques. Le pays entrevoit à présent à nouveau la croissance et veut s'assurer une économie ouverte rehaussée par une transition numérique et énergétique durable. Cette transformation représente une opportunité pour les entreprises belges.

La Grèce et la Belgique partagent plusieurs points communs, dont une indépendance acquise à la suite des courants révolutionnaires du 19e siècle et un nombre d'habitants équivalent. Le Plat Pays est en outre riche d'une forte communauté grecque. Quelques milliers de Belges sont à leur tour établis en république hellénique, qui attire par ailleurs de nombreux touristes belges (un demi-million avant la pandémie).