Les chiffres avancés ont de quoi faire frémir: il s'échelonnent de 50 millions de livres (+/- 62 millions d'euros) à 150 millions de livres


LONDRES Au lendemain de l'annonce du divorce de la chanteuse américaine Madonna et de son mari Guy Ritchie, Britannique et cinéaste de son état, les journaux britanniques se sont lancés jeudi dans des spéculations fiévreuses concernant le montant que la "Material Girl" pourrait devoir débourser pour assurer le train de vie auquel elle avait habitué le père d'un de ses enfants au cours de leurs huit années de vie (presque) commune.

Les chiffres avancés ont de quoi faire frémir: il s'échelonnent de 50 millions de livres (+/- 62 mio EUR) à 150 millions de livres, ces montants étant calculés en fonction de la fortune de la chanteuse, qui a jusqu'à présent amassé 400 millions de livres au bas mot en 25 ans de carrière. Les avoirs de Guy Ritchie, nettement plus modestes, se chiffreraient à 25 millions de livres.

Quoi qu'il en soit, le couple a souligné mercredi, dans un communiqué conjoint confirmant leur divorce, qu'"aucun arrangement n'a encore été pris" et que tous deux restaient en bons termes. Selon la BBC, Marie Louise Ciccone, 50 ans depuis le mois d'août, et Guy Ritchie, de 10 ans son cadet, chercherait un arrangement à l'amiable qui leur éviterait de devoir porter l'affaire devant le tribunal.

Dans les médias britanniques, les supputations allaient également bon train sur l'initiateur de la demande de divorce après huit années de mariage. Selon "The Sun", Madonna voit en Ritchie quelqu'un de "paresseux" et d'avare, préférant aller au pub que de passer du temps avec sa famille et opposé en outre à l'idée de l'adoption d'un autre enfant, après celle de David Banda, un garçon de 3 ans originaire du Malawi.

Le quotidien "The Mirror" dit pour sa part que Ritchie veut mettre fin à la "charade" qui a tourné en "cirque à trois pistes". Il semble, selon le Mirror, vouloir en tout cas éviter de voir son divorce devenir un remake du divorce récent de l'ex-Beatle Paul McCartney et de Heather Mills, qui a baigné tout au long de la procédure dans un climat d'acrimonie étalée sur la place publique.

Logiquement, les parties en présence doivent parer à toute éventualité dans ce genre d'affaires. Il se disait ainsi jeudi que Madonna avait déjà engagé les services de Fiona Shackleton, avocate britannique de renom qui avait représenté Sir Paul McCartney lors de sa bataille juridique avec Heather Mills ainsi que le Prince Charles, lors de son divorce d'avec la Princesse Diana en 1996.

McCartney, qui s'en est tiré à bon compte au début de cette année, de l'avis de nombreux observateurs, avait fait valoir que la plus grande partie de sa fortune avait été acquise avant les quatre années de mariage avec Mills. Lors du dénouement, Mills n'avait obtenu devant le tribunal "que" 24,6 millions de livres sur les 800 millions de livres, montant actuel de la fortune de l'ex-Beatle.

© La Dernière Heure 2008