L’affaire fait grand bruit depuis des mois. Coline Berry-Rojtman, la fille de Richard Berry et de Catherine Hiegel, dit avoir été victime d’inceste et accuse son père de l’avoir violée lorsqu’elle était enfant, ce que l’acteur dément catégoriquement. Elle a porté plainte contre lui fin janvier dernier.

Depuis, deux clans se sont formés. D’un côté ceux qui soutiennent Coline Berry, parmi lesquels sa cousine Marylou Berry et la mère de cette dernière, Josiane Balasko, de l’autre ceux qui épaulent l’acteur, dont sa femme Pascale Louange et sa fille Joséphine.

Catherine Hiegel a résolument rejoint le premier camp en apprenant les révélations de sa fille. Et si elle s’était jusqu’ici peu exprimée sur le dossier, elle n’a pas mâché ses mots dans un entretien accordé au Journal du dimanche. Si l’on ne peut pas empêcher celui qui a partagé sa vie de reprendre ses activités de comédien, son retour sur les planches lui pose un problème qui la met dans une colère noire. En cause : le rôle qu’il interprète dans la pièce Plaidoiries et l’auteur du texte en question. “Que Richard remette une robe d’avocat et dise des textes de Gisèle Halimmi, cela me fait vomir”, a-t-elle confié au JDD. Elle n’accepte pas que l’on puisse défendre cette pièce dans le rôle d’un avocat quand on est soupçonné d’agression sexuelle, Gisèle Halimi ayant été une avocate féministe. Elle signe une des plaidoiries lues par Richard Berry à propos de l’avortement.

Catherine Hiegel, qui dit avoir été une amie proche de Gisèle Halimi, est d'autant plus exaspérée par la situation que l'avocate décédée l'an dernier n'a jamais touché de droits pour le montage de la pièce en question.

Début septembre, Coline Berry-Rojtman s’était elle aussi insurgée en voyant la publication Instagram de son père annonçant son retour au théâtre dans Plaidoiries. Révoltée et jugeant la démarche insultante, elle avait adressé un courrier au bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris pour lui demander pour que son père ne puisse pas jouer la pièce dans une robe d’avocat.

Rappelons que s’il est présumé innocent des abus que lui attribue sa fille, Richard Berry a reconnu dans les pages du Monde du 3 février s’être par le passé montré violent à l’égard de Catherine Hiegel et d’une autre femme ayant partagé sa vie, Jeane Manson.