Le harcèlement scolaire a existé depuis toujours mais ce n’est qu’il y a quelques années qu’il est devenu un sujet que l’on aborde et que l’on combat. La fondation de la princesse héritière Mary de Danemark est centrée sur cette problématique et soutient différents projets de camaraderie dans les écoles.

Le livre "Prinsesses van België" des deux anciennes spécialistes du magazine "Royalty" sur VTM, Brigitte Balfoort et Joelle Vanden Houden lève le voile sur la scolarité entachée par le harcèlement de la princesse Maria Laura de Belgique, fille aînée de la princesse Astrid.

Ses traits physiques très Habsbourg et son appareil dentaire lui ont ainsi valu bien des moqueries lors de ses années au collège Sint Jan Berchmans.

Elle n’est pas la seule malgré un statut qui pourrait, de prime abord, sembler mettre à l’abri.

Le prince de Galles était moqué pour ses oreilles décollées lorsqu’il était interne au collège de Gordonstoun dont il conserve un souvenir douloureux, la princesse Aiko du Japon, fille du couple impérial, est restée de longues semaines sans aller à l’école lorsqu’elle avait 9 ans, après avoir subi diverses formes de harcèlement. Sa mère Masako passa avec elle la journée en classe lors de son retour pour la tranquilliser.

Avec l’évolution et l’utilisation parfois bien effrayante des réseaux sociaux, la vie quotidienne des jeunes princes à l’école ne doit pas être aisée. Attention à ce que l’on dit, ce que l’on fait, à qui accorde-t-on sa confiance, son amitié, le tout avec souvent un garde du corps avec soi. Auparavant ces questions ne se posaient pas. Le prince était scolarisé au palais avec un tuteur seul ou avec une petite classe d’élèves triés sur le volet.

Pas facile de concilier statut princier et vie normale puisque la majorité des princes sera amenée plus tard à travailler en marge des Cours où seuls les membres aînés continueront à exercer le job royal.

La comtesse Eloïse, aînée des petits-enfants de la princesse Beatrix des Pays-Bas, en avait fait les frais l’été dernier sur les réseaux sociaux. Trop heureuse d’avoir décroché son diplôme de secondaire, elle avait posté une photo. Les commentaires malveillants ne manquèrent pas, l’accusant d’avoir bénéficié d’un passe-droit pour l’obtenir…