Près de quatre ans après la disparition de Johnny Hallyday, l’émotion reste palpable chez les fans, malgré les polémiques qui ont entouré son testament. Et les proches du rocker n’en finissent pas de livrer leurs vérités sur la vie du chanteur et leurs relations avec lui à grands coups d’anecdotes plus rock’n’roll les unes que les autres.

Le dernier en date à faire cela s’appelle Marc Francelet. Ex-directeur de la rédaction de VSD, il était aussi le confident de Johnny, le dernier recours en cas de coup dur, jusqu’à ce qu’il soit déchu suite à une affaire liée aux montages financiers de la star. Il se livre dans un ouvrage intitulé L’aventurier (aux Éditions du Cherche midi), ainsi que dans les pages du numéro de Paris Match paru cette semaine.

"J'ai cru qu'il avait buté quelqu'un"

À l’hebdomadaire, il raconte cette nuit qui a failli virer au drame pour son ami Johnny. Les faits se sont déroulés dans la villa parisienne de la star, à Marnes-la-Coquette. Marc Francelet reçoit un coup de fil du chanteur qui lui demande de venir de toute urgence. “Marc, j’ai fait le con avec un colt”, lui dit-il. “J’ai cru qu’il avait buté quelqu’un”.

À son arrivée sur place, il trouve le rocker dans un état second. “Au rez-de-chaussée de l’immense demeure de Marnes-la-Coquette, Johnny erre comme un zombie, psalmodiant qu’il aime sa femme en se frappant la poitrine”, lit-on dans Paris Match. Plus de peur que de mal, il n’a pas appuyé sur la gâchette, personne n’est blessé ou mort. Marc Francelet lui prend l’arme des mains, le drame est évité. Pour se faire pardonner, Johnny couvrira ensuite Laeticia de cadeaux.

© Angeli/Reporters

L'accusation la plus infamante de sa vie

Son confident sera aussi là quelques années plus tard lorsque le chanteur sera accusé de viol par l’hôtesse d’un yacht qu’il avait loué. Les faits supposés remontent à 2001 mais c’est en 2003 qu’il est accusé. “Il pleure à l’autre bout du fil, frappé par l’accusation la plus infamante de toute sa vie”, explique Paris Match. Il jure qu’il n’a jamais touché cette femme, son ami le croit sur parole. “Quand il y va trop fort sur la coke et les anabolisants ce n’est pas un foudre de guerre…”, précise Marc Francelet qui fera appelle à Franz-Olivier Giesbert à la tête du Point pour démêler cette affaire.

Les journalistes du magazine vont enquêter et font apparaître une histoire de voyous marseillais, d’écoutes téléphoniques et de conflits d’intérêts. Si Johnny ne passe passe par la case prison ce jour-là, c’est grâce à son ami de toujours. Cela n’empêchera cependant pas ce dernier de tomber en disgrâce un peu plus tard victime de ses relations avec des journalistes à l’origine d’un article sur les montages financiers de l’idole des jeunes et de la grande purge qui a suivi.