Son interview à la BBC concernant l’affaire Epstein n’est pas bien passée du tout...

La communication de crise est un talent qui s’acquiert. Et manifestement, le prince Andrew n’avait pas été bien préparé par son équipe à réagir de façon adéquate. Son interview à la BBC concernant l’affaire Epstein, du nom de cet homme d’affaires américain accusé d’avoir, sous prétexte de massages, exploité sexuellement des jeunes filles mineures des années durant, dans ses luxueuses résidences de Manhattan, de Floride et des Caraïbes, s’est soldée par un cuisant désaveu.

Durant cet entretien, le prince Andrew a abordé ses liens avec le financier américain qui s’est suicidé en août dans sa cellule. Mais surtout, il a dû s’expliquer devant les accusations d’une femme qui l’impliquait de facto dans la bande d’Epstein : Virginia Roberts affirme en effet qu’on l’a forcée à avoir des relations sexuelles avec le prince Andrew notamment à Londres en 2001. Elle avait 17 ans à l’époque. Le fils de la reine Elizabeth II a insisté : "Je peux catégoriquement, absolument vous dire que ce n’est pas arrivé", a-t-il déclaré, se disant prêt à déposer devant la justice "dans de bonnes circonstances."

Au-delà du message, c’est le fait que l’homme ait été plutôt souriant et à l’aise qui a provoqué tant de… malaise au Royaume-Uni. "Il n’avait pas l’air conscient du sérieux de l’affaire, riant et souriant à plusieurs reprises pendant l’interview […] et n’exprimant aucun regret ou inquiétude envers les victimes d’Epstein", a ainsi estimé le très sérieux quotidien The Guardian. Résultat : l’université métropolitaine de Londres va remettre en cause le parrainage du duc d’York tandis que des entreprises soutenant son projet Pitch@Palace, qui aide des entrepreneurs et des start-up technologiques vont se rétracter. La tourmente n’est pas près de s’arrêter.