Longtemps, William et Harry ont été les véritables chouchous des Anglais. Orphelins de mère à 15 et 12 ans, ils ont bien entendu bénéficié de cet amour inconditionnel en tant que fils de Diana même si l’on avait malgré tout au final plus de mansuétude pour les frasques de Harry.

William dans son rôle d’aîné, incarnait à la perfection ce sérieux et ce sens du devoir jusqu’à ce qu’on lui reproche presque d’être en définitive trop peu spontané, trop guindé. Idem avec son couple, trop lisse, trop parfait avec Catherine, duchesse de Cambridge toujours souriante, exquise, totalement dans son rôle de future reine même cinq heures après avoir mis au monde un enfant.

L’arrivée de Meghan Markle dans la vie du prince Harry et leur union, ont encore plus clivé les deux couples aux yeux de l’opinion publique. C’était sans imaginer le départ des Sussex du clan Windsor.

Pendant la pandémie, William et Kate confinés avec leurs enfants dans leur résidence de Anmer Hall dans le Norfolk, se sont adaptés rapidement à la situation, multipliant les vidéoconférences avec personnel soignant, avec les pays du Commonwealth, avec le tissu associatif et avec les partenaires de leur fondation pour la santé mentale au sein de laquelle le prince Harry était initialement aussi impliqué.

Au fil des mois, l’image du couple a très positivement évolué, surtout lorsque les petits princes faisaient en plus une apparition même furtive.

William (38 ans) s’est vraiment révélé. On le savait très investi auprès des vétérans de l’armée comme son frère et dans la Royal Foundation mais on lui connaissait moins cette facette environnementaliste.

Ces derniers jours après avoir diffusé une charmante vidéo de sa rencontre avec Sir David Attenborough, lui-même questionné successivement par George, Charlotte (qui explique aimer les araignées) et Louis dont on a entendu la petite voix pour la première fois, le prince William a annoncé la création du Prix Earthshot doté de 55 millions € sur une période de 10 ans (nombre d’années estimé pour pouvoir encore inverser la tendance) et qui récompensera à terme 50 projets de solutions environnementales. Les lauréats seront aussi bien des scientifiques, des militants engagés, des entreprises, des villes, des gouvernements,…

Cinq thématiques ont été retenues : soigner notre climat, protéger et restaurer la nature, construire un monde sans déchets, purifier notre air et raviver nos océans.

Ce prix se veut le plus prestigieux de l’Histoire en matière d’environnement. Un comité d’accompagnement (11 membres) a aussi été créé. En font déjà partie la reine Rania de Jordanie, la chanteuse Shakira, le footballeur brésilien Dani Alves, l’actrice Cate Blanchet et Sir David Attenborough.

Les prises de position du prince qui dit souhaiter marcher sur les traces de son grand-père le duc d’Edimbourg qui fut président du WWF et de son père le prince Charles qui fut un précurseur dans le domaine, ont été saluées très positivement dans le pays.

Pendant ce temps de l’autre côté de l’Atlantique, Harry et Meghan continuent à se mobiliser pour les minorités, l’égalité des genres et le vote pour les élections présidentielles américaines par le biais de différentes interventions par vidéo, qui ne trouvent définitivement plus d’écho au royaume de sa Très Gracieuse Majesté.