Richard Gere et 50 Cent font la promotion du préservatif. Chacun à leur manière...

BRUXELLES Pour Richard Gere, le combat n'est pas nouveau. Il milite en Inde pour le port du préservatif depuis quatre ans déjà. Il y a lancé une association : le Heroes Project. Avec 5,7 millions d'infections, le pays détient en effet le record mondial du nombre de personnes vivant avec le VIH et le sida.

Actuellement en Inde, l'acteur a exhorté, lors d'un grand rassemblement, 10.000 prostituées (on en compte à Mumbai près de 600.000) à utiliser un préservatif avec leurs clients. "Pas de préservatif, pas de sexe", a-t-il scandé dans un parlophone devant la foule de femmes toutes acquises à sa cause. Richard Gere a remis avec l'actrice indienne Bipasha Basu des récompenses à certaines travailleuses du sexe qui se sont distinguées par leur action en matière de prévention contre le virus VIH.

De nombreuses jeunes femmes ont expliqué à l'acteur à quel point il était parfois difficile de convaincre les clients de se protéger. Elles tentent malgré cela de sensibiliser leurs compagnes d'infortune au port de la capote par le biais d'images et de livres. Richard Gere était ravi. "Avant, il y avait un manque total de connaissances chez les travailleuses sexuelles sur le VIH et même de leur propre corps", a-t-il déclaré. "Aujourd'hui, il y a un changement radical."

Autre pays, autre star mais même combat : 50 Cent entend bien lui aussi militer contre la propagation du sida. Le rappeur, alors qu'il faisait la promotion de trois livres qu'il a coécrits avec les auteurs Nikki Turner et K. Elliott et qui racontent "certains drames que moi et G-Unit avons surmontés au cours de nos vies : mort, décès, loyauté et trahison", a annoncé qu'il comptait créer sa propre ligne de condoms. "Les jeunes, et les gens en général, sont comme immunisés lorsque vous leur dites constamment de lire un livre. Nous devons trouver des manières plus créatives pour les inciter à le faire, a confié le rappeur. C'est la même chose pour le sexe sûr. Au lieu de m'impliquer dans une campagne sur le sujet, je vais produire une gamme de condoms et ensuite remettre une partie des profits de la vente de ces préservatifs à des fins de sensibilisation du public au VIH."



© La Dernière Heure 2007