Arthur évoquera aussi sur scène les rumeurs dont il a fait l'objet. "Et il y a eu pire que ma prétendue liaison avec une ministre !"

BRUXELLES Vous parlerez uniquement des nouvelles technologies dans votre spectacle ?

"Non. Je parlerai à nouveau de ma famille. Ça avait très bien marché dans le premier show. Et j'évoquerai une nouvelle fois le couple. Je parlerai des avantages et des inconvénients du mariage, ainsi que de la rupture."

C'est votre propre rupture avec Estelle qui vous a inspiré ce passage ?

"Pas du tout. J'ai commencé à écrire ce spectacle il y a 9 mois quand on n'était pas séparés. J'avais d'ailleurs fait lire à l'époque le sketch sur la rupture à Estelle et elle avait beaucoup ri."

Vous n'avez jamais regretté d'avoir mis en scène votre vie privée avec Estelle dans le premier spectacle ?

"J'avais joué du fait que tout le monde me connaît et sait qui est mon épouse. C'est tout. Mais je n'ai pas de regrets. Il y a d'ailleurs un sketch de mon ancien spectacle sur les ex et que je reprends à nouveau. Par contre, il est clair que je ne vais plus utiliser les séquences vidéo avec Estelle. De toute façon, après 150 représentations, c'est bien de faire autre chose."

À propos de votre vie privée, vous avez fait l'objet de rumeurs folles ces derniers mois...

"Oui et c'est d'ailleurs le premier sketch de mon spectacle ! J'y évoque les rumeurs et les paparazzis. Je n'y dis pas que les paparazzis sont des salauds, mais je montre aux gens à quel point on peut être crédule et croire tout et n'importe quoi. Je fais notamment allusion à la liaison qu'on m'a prêtée avec une ministre et dont on a dit que j'étais le père de son enfant."

Vous faites ici allusion à Rachida Dati. D'où vient, justement, selon vous, une pareille rumeur ?

"Je n'en sais rien. Peut-être parce que je la connais un peu. Mais si je devais être le père des enfants de toutes mes copines, j'aurais une armée ! Cela dit, ce n'est pas la rumeur qui m'a le plus perturbé. Qu'on dise que j'ai eu une liaison avec une ministre, ça me fait encore sourire, même si je ne trouve pas ça bien pour le vrai père de l'enfant et la maman. Mais ce qui m'a le plus blessé, c'est quand Le Figaro a écrit que j'avais vendu mon appartement à Vladimir Poutine ! Comment peut-on écrire ça ? On est au-delà de la rumeur, on est dans la folie pure."

Vous pensez qu'Internet a encore aggravé la situation ?

"Aujourd'hui, les journalistes utilisent Internet pour sortir des infos souvent fausses qu'ils ne pourraient pas mettre dans leurs journaux. Internet est devenu de façon générale le lieu suprême de la délation. Sous couvert d'anonymat, on écrit les pires horreurs. Tapez Arthur + juif et vous verrez."

Vous pensez que vous payez votre soutien à Sarkozy ?

"Non. Nicolas Sarkozy, je l'ai connu il y a 10 ans quand il était maire de Neuilly. La vie a fait qu'on a sympathisé. J'ai voté pour un homme que j'apprécie, en qui j'ai confiance. Si un de vos amis se présente aux élections, vous allez voter pour lui, non ?"

Vous avez l'impression que lorsqu'on est artiste, on ne peut pas soutenir un homme de droite ?

"C'est très français. Historiquement, les artistes sont de gauche. Sauf quand ils payent leurs impôts, où là ils ont de grosses pensées de droite. Mais ce n'est pas très grave."



© La Dernière Heure 2008