Depuis son décès, le 25 juin 2009, Michael Jackson a gagné 1,655 milliard de dollars.

Sans pousser le cynisme jusqu’à prétendre qu’un bon chanteur est un chanteur mort, c’est sûr que certains comptables des grandes maisons de disques ne pleurent pas nécessairement autant que les autres la disparition d’une idole à la carrière stratosphérique. Car, par un phénomène pour le moins morbide, un artiste décédé peut soudainement redevenir très rentable.

Michael Jackson en constitue l’exemple le plus frappant. Alors qu’il croulait sous les dettes lorsqu’il succomba le 25 juin 2009, depuis lors, il ne cesse de rapporter des fortunes à ses héritiers : 275 millions $ en 2010, 170 millions $ en 2011, 145 millions $ en 2012, 125 millions $ en 2013, 140 millions en 2014, 115 millions $ en 2015 et 825 millions $ en 2016. Soit 1,655 milliard $ en sept ans. Colossal, même si une grande partie de cette somme a été réalisée grâce à la revente, cette année, de la moitié de son catalogue pour la bagatelle de 750 millions $…

Dans le top 10 des gains des artistes de l’au-delà en 2016, les chanteurs occupent la moitié des places. Et David Bowie, qui nous a quittés le 10 janvier dernier, échoue aux portes du top 10 avec 10,5 millions $ de gains selon Forbes.

Viennent ensuite les littéraires, grâce au génie de la BD Charles Schulz, le papa de Snoopy, et la star de la littérature américaine (Le Grinch, Horton, Le Lorax, Le Chat Chapeauté), le fameux Dr Seuss, alias Theodor Seuss Geisel.

Pour les comédiens, par contre, l’aventure post-mortem se révèle nettement moins lucrative. Une seule actrice entre dans le top 10 : Bettie Page. Moins pour ses talents d’interprétation que pour ses clichés en tant que pin-up la plus célèbre de l’histoire. Steve McQueen (9 millions $, principalement grâce à une ligne de vêtements) et Elizabeth Taylor (8 millions $, surtout dus à ses parfums) occupent respectivement les 12e et 13e rangs.

D’évidence, les clichés de Marilyn Monroe ou d’Audrey Hepburn n’ont plus le même succès qu’auparavant.

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