Certains bijoux princiers et royaux volés n’ont jamais réapparu.

L’annonce en primeur par le journal Le Parisien du vol d’une bague réalisée à partir de pierres précieuses provenant de l’héritage de l’impératrice Eugénie et comprenant un diamant de 40 carats, le tout estimé au vu de l’Histoire à près d’un million d’euros, avait d’abord été prise par certains comme un poisson d’avril car les faits relatés avaient précisément eu lieu le 1er avril à Paris.

Une mallette contenant un ordinateur, des cartes de banque et la bague, avait été dérobé dans une voiture garée rue Dauphine. Les propriétaires n’étaient autres que le prince Jean-Christophe Napoléon, chef de la maison impériale et sa future épouse la comtesse Olympia d’Arco-Zinneberg, nièce du prince Lorenz de Belgique dont nous avions évoqué les fiançailles précédemment dans ses colonnes.

Fort heureusement, grâce au traçage bancaire du voleur, la mallette et la bague ont été récupérés par la police. Le voleur ne s’étant apparemment pas aperçu de l’importance de son butin.

Si cette histoire pour le moins rocambolesque s’est bien terminée, certains bijoux princiers et royaux n’ont quant à eux jamais réapparu. Il y eut par le passé des vols très importants comme chez le comte et la comtesse de Flandre, parents du roi Albert Ier en leur hôtel particulier de la rue de la Régence, actuel siège du Conseil d’État à Bruxelles.

À notre époque contemporaine, l’un des plus audacieux fut sans conteste le vol du diadème dit de la reine Maud, qui appartenait à la reine Sonja de Norvège. Réalisé par le joaillier Garrard à Londres pour le mariage de la princesse Maud d’Angleterre en 1896 avec le futur roi Haakon de Norvège. Confié aux bons soins du joaillier pour être nettoyé, il fut dérobé en 1995 sans que la police britannique ne remette la main dessus.

Les assurances de Garrard ont payé la reconstitution à l’identique du diadème. Ceci valut toutefois de vives critiques aux souverains norvégiens qui avaient confié ce bijou entre les mains d’un joaillier étranger.

En Suède, l’une des sœurs du roi Carl Gustav, Christina et son époux Tord Magnusson avaient pris sous leur protection un jeune homme. Celui-ci abusa de leur confiance et commença à les voler d’abord en argent, avant de s’emparer de bijoux de famille de la princesse dont un fin diadème en diamants qui, selon ses aveux, fut jeté dans les eaux à Stockholm…

Enfin, ici point de vol mais un accident. Le prince héritier Frederik de Danemark qui s’adonnait au surf, s’aperçut que son alliance avait été emportée par les eaux. Il se fit refaire l’anneau de mariage à partir d’or d’une mine du Groenland et veille désormais toujours à retirer sa bague lorsqu’il pratique des sports nautiques.