“La prochaine fois, je tournerai sept fois mon doigt avant d’envoyer un tweet”, avait déclaré, tout sourire, Valérie Trierweiler, au lendemain du 14 juillet 2012 et alors que son message de soutien à Olivier Falorni – candidat dissident du PS aux législatives en Charente et donc adversaire direct de Ségolène Royal – avait déjà défrayé la chronique.

La veille, après avoir remonté les Champs Elysées sous la pluie pour sa première célébration de la fête nationale sous les habits de président, François Hollande avait déjà dû mettre publiquement les choses au point. Un mois après être entré à l’Elysée, le premier président non marié devait tenter d’expliquer qu’il voulait compartimenter vie privée et vie publique et que “les affaires relevant de la vie privée se traitent en privé.”

Une première mise au point qu’il allait répéter dix-huit mois plus tard après l’apparition de Julie Gayet.

Entre-temps, le président Hollande aura dû faire face aux tensions qui régnaient en permanence dans son cercle privé.

Le premier à dégainer… définitivement, fut Thomas Hollande. Le fils aîné de François et Ségolène, très en vue dans la dernière ligne droite de la course à la présidence de son père, cet avocat avait été le premier à trancher.

Valérie Trierweiler n’avait jamais été sa “tasse de thé”, le tweet de soutien à Olivier Falorni était le message de trop. Le jeune décrétait qu’il ne la verrait plus. Quand François Hollande voulait voir son fils, c’était soit en tête à tête sous les ors de la République, soit chez sa mère Ségolène.

De quoi creuser presque naturellement le fossé entre son père et sa compagne.