Plusieurs de ses sociétés en Belgique ont fait faillite ou enregistrent des pertes


Gérard Depardieu est un homme très occupé. Rien que dans les prochains mois, il va se retrouver à l’affiche de cinq films et une série télé ( Mata Hari ), mais aussi sur les plateaux de cinq autres longs métrages. Un emploi du temps démentiel qui explique peut-être pourquoi ses affaires en Belgique ne sont guère florissantes. Et même déficitaires.

Sa holding belge

Sa société Holding 2712 (il est né un 27 décembre, en 1948…), fondée le 8 mars 2013 à Estaimpuis, qui gère ses vignobles, restaurants, mais aussi la société cinématographique DD productions, vient de publier ses comptes comme elle en a l’obligation. Et ils sont dans le rouge. En marge brute d’exploitation, elle dégage pourtant un bénéfice de 29.800 euros. Mais comme elle a acté 91.000 euros de charges financières et de frais exceptionnels, l’exercice est bouclé avec un déficit de 61.800 euros.

Rien de vraiment alarmant, puisque cette holding garde toujours un portefeuille d’une valeur de 11,8 millions d’euros, malgré une réduction de 506.000 euros au cours de l’année écoulée.

Sa compagnie aérienne

Du côté de sa compagnie aérienne Cyran’R, c’est la même couleur qui se dégage des comptes. Ici encore, la société sous pavillon belge peut se prévaloir d’un bénéfice de 230.430 euros avant impôts pour l’année 2015. Mais vu qu’elle avait enregistré un résultat négatif de 523.684 euros l’année précédente, elle reporte 293.249 euros de déficit à l’exercice suivant.

Et cela malgré un changement de statut opéré le 21 novembre de cette année. Cyran’R s’occupait jusque-là de transport aérien de personnes ou de courrier. Désormais s’y ajoutent la gestion de ses droits d’auteur, tout ce qui a rapport à ses productions artistiques ou publicitaires et même la location de matériel de tournage, son travail de "conseil technique pour toutes ses activités". Le champ est donc large.

Bars en faillite

L’affaire avait fait grand bruit en 2013. Puisqu’il s’installait à Estaimpuis, Gérard Depardieu y ouvrait une cave à vins. Qui n’a tenu qu’un an et demi, avant de cesser ses activités avec une grande vente au rabais des bonnes bouteilles encore disponibles.

Le lieu a été repris par l’ancien gérant, qui rend l’interprète d’Obélix partiellement responsable de l’échec en raison des vins qu’il devait absolument mettre à la carte.

À Tournai, Gégé avait aussi annoncé en 2013 son intention d’ouvrir un bar, face à la cathédrale. La SPRL l’Insoumis, qui devait gérer L’espace Depardieu, a fait aveu de faillite en janvier 2016, sans jamais avoir ouvert l’établissement décoré d’une photo géante de l’acteur, le nez dans un verre à vin.

On ne peut pas avoir tous les talents. Et d’évidence, Gérard Depardieu n’a pas développé son sens des affaires sur notre territoire.