Le Sunday Times a établi son traditionnel classement des musiciens les plus fortunés. Et il y a des surprises.

Puisque le confinement se prolonge presque autant que les négociations sur le Brexit, les journalistes du Sunday Times ont profité de cette accalmie dans le monde culturel pour établir leur traditionnel classement des musiciens les plus riches de Grande-Bretagne. Avec quelques surprises à la clef.

À commencer par la troisième place de Rihanna, avec une fortune estimée à 530 millions €. Certes La Barbade fait partie du Commonwealth, mais elle a proclamé son indépendance voici 53 ans. Si la superstar des Caraïbes se retrouve sur le podium britannique, c’est uniquement parce qu’elle est désormais domiciliée à Londres. "Cela nous a étonnés, explique le journaliste Robert Watts. Très peu de personnes savent qu’elle vit au Royaume-Uni depuis l’été dernier. Maintenant, la voilà bien placée pour devenir la première musicienne à atteindre le statut de milliardaire en Grande-Bretagne."

De fait, elle n’est devancée que par deux hommes, tous deux assis sur un matelas de 907 millions €, Paul McCartney et Andrew Lloyd Webber. Elle apporte aussi un sérieux coup de jeune à un classement dominé par les glorieux papys du rock et de la pop. Jugez plutôt :

1) Paul McCartney et Andrew Lloyd Webber : 907 millions €.

3) Rihanna : 530 millions €.

4) Elton John : 408 millions €.

5) Mick Jagger : 323 millions €.

6) Olivia Harrison, Dhani Harrison et Keith Richards : 306 millions €.

9) Ringo Starr : 295 millions €.

10) Michael Flatley : 233 millions €.

Ed Sheeran se classe onzième, à égalité avec Sting et Rod Stewart, grâce à un compte en banque de 226 millions €. Mais il est le plus fortuné des chanteurs de moins de 30 ans.

Et U2, dans tout ça ? Le groupe emmené par Bono occupait l’an dernier la troisième place, avec 661 millions €. Son magot ne s’est pas évaporé, mais en raison du coronavirus, le journal n’a pas été en mesure de publier toutes les données pour l’Irlande.

Vu l’âge moyen de cette Rich List, on ne sait pas s’il faut encore associer sexe et drogue à rock’n roll, mais fric, cela semble évident.