Les autorités mexicaines lui reprochent des propos pouvant être considérés comme des ingérences dans la politique mexicaine


GUADALAJARA Les autorités mexicaines "enquêtent pour savoir ce qui a été dit, dans quel contexte, ce qui s'est passé (...) elles n'ont pas encore déterminé si une quelconque sanction serait appliquée", a expliqué un attaché de presse du ministère à l'AFP.

Peu de temps après, le chanteur, qui participe au Festival International du Film de Guadalajara (ouest), a annulé "pour des raisons privées", le concert qu'il devait y donner jeudi après la projection du documentaire "LT22 Radio La Colifata", qu'il a soutenu et dont il a composé la musique.

L'auteur de "Clandestino" a qualifié mardi de "terrorisme d'Etat" une intervention policière en 2006 à San Salvador Atenco, dans la banlieue de Mexico.

Le 4 mai 2006, 2.000 policiers anti-émeutes avaient investi le village pour libérer 11 agents séquestrés par des villageois après des heurts violents, consécutifs à une tentative des policiers de déloger par la force des vendeurs ambulants et qui avait dégénéré en bataille rangée, faisant deux morts.

"Ce qui s'est passé à Atenco, d'une certaine façon est un terrorisme d'Etat. (Les autorités) disent: +Que personne ne dise rien quand nous viendrons prendre les terres, parce que, attention, il va vous arriver la même chose que ce qui s'est passé à Atenco+", a déclaré le chanteur de 47 ans lors d'une conférence de presse.

Lors de l'intervention, plus de 200 personnes avaient été arrêtées et des brutalités policières, ainsi que des agressions sexuelles, avaient été dénoncées. L'article 33 de la Constitution mexicaine prévoit que "les étrangers ne peuvent en aucune manière s'immiscer dans les affaires politiques du pays" et que le gouvernement a "le pouvoir exclusif de leur faire quitter le territoire national", immédiatement et sans jugement.

© La Dernière Heure 2009