People La situation délicate lorsqu’un membre d’une famille royale travaille dans le privé.

L’évolution des monarchies européennes fait que les familles royales seront désormais plus resserrées autour du souverain. Ainsi en Angleterre, pas moins de 15 membres de la famille royale sont actifs et prennent part à des activités officielles. Ils ne perçoivent plus de dotation, c’est la souveraine qui les rémunère. Le prince Charles envisage quant à lui que seuls lui-même et son épouse la duchesse de Cornouailles, ses deux fils les princes William et Harry et leurs épouses, ainsi que sa sœur la très active princesse Anne, continuent à assurer des missions officielles.

Les cousins Gloucester et Kent ayant mérité leur retraite, point d’interrogation en revanche pour ses frères Andrew et Edward, ce dernier très impliqué dans le Prix Duc d’Edimbourg. Il y a déjà eu, dit-on, un veto du prince de Galles en ce qui concerne l’implication de ses nièces les princesses Beatrice et Eugenie d’York, au grand dam de leur père le prince Andrew.

En Belgique, la question de pouvoir travailler pour un membre de la famille royale revient cycliquement sur la table. Il en est déjà de la sorte pour le prince Amédéo, le prince Joachim et la princesse Maria Laura, enfants de la princesse Astrid. À la prochaine génération, à tout le moins le prince Emmanuel et la princesse Eléonore seront priés de se construire un avenir professionnel en dehors des murs du palais.

Mais l’équilibre avec un statut royal et un job dans le privé n’est pas toujours aisé. Le prince Nikolai, petit-fils de la reine de Danemark, s’est essayé au mannequinat de luxe (Dior, Burberry) mais aussi à la publicité pour une agence de location de voitures, ce qui était assez mal passé parmi ses compatriotes.

À présent, c’est la princesse Martha Louise de Norvège, fille du roi Harald, qui est dans l’œil du cyclone.

Diplômée en physiothérapie (même si elle n’a ensuite jamais exercé), la princesse âgée de 48 ans, a toujours eu un parcours atypique. Elle a lancé un album de chants traditionnels norvégiens et a donné des concerts au sein d’une chorale Gospel.

Elle a ensuite ouvert à Oslo l’école Astarte où l’on dispensait des cours sur la spiritualité, le bien-être et où l’on annonçait des conversations avec les anges… Malgré les railleries, l’école fit un carton plein d’inscriptions avant de fermer en 2014.

Depuis son mariage en 2002 avec le sulfureux écrivain Ari Behn avec qui elle a eu trois filles et dont elle a divorcé en 2016, la princesse a perdu son prédicat d’altesse royale mais est bien restée princesse de Norvège.

Elle a présenté récemment son nouveau compagnon Durek Verret, également appelé Shaman Durek avec qui elle a organisé des séminaires "la princesse et le chamane" sur la spiritualité et la méditation. Le couple a attiré les foules à Copenhague, curieuses sans doute de voir une princesse en activité.

Accusée de faire tourner ses affaires en mettant en exergue son titre princier, Martha Louise s’était défendue en arguant qu’elle était la fille d’un souverain et qu’elle n‘entendait pas mettre en veille ses activités professionnelles puisqu’elle ne percevait pas de dotation et payait ses impôts depuis 2002.

Entre-temps et face aux critiques, la Cour a publié un communiqué dans lequel il est annoncé que la princesse Martha Louise de Norvège renonce à l’utilisation de son titre princier dans le cadre de ses activités professionnelles mais qu’elle continuera à le porter lorsqu’elle représentera la famille royale notamment dans le cadre de ses différents patronages.