People Michael B. Jordan a eu besoin d’une psychothérapie pour se remettre de son rôle à succès dans Black Panther.

La célébrité, beaucoup en rêvent. Sans savoir nécessairement comment la gérer une fois qu’elle est bel et bien là. Michael B. Jordan, alias le redoutable Erik Killmonger dans Black Panther, a reconnu sur le plateau d’Oprah Winfrey avoir été débordé par le succès du film. Et ne pas en être sorti indemne.

"Je me suis beaucoup renfermé, isolé, j’ai passé énormément de temps tout seul", a-t-il expliqué en parlant de sa préparation. J’imaginais Erik, son enfance solitaire. Il ne pouvait pas parler à grand monde de cet endroit appelé Wakanda. Bien sûr, c’est une version extrême, exagérée, de la diaspora africaine, présentée du point de vue des Afro-Américains. Donc je devais être capable de restituer toute cette douleur, cette rage et ces émotions liées au fait d’être Noir ici, en Amérique, ce qu’Erik représente d’une certaine façon. C’est quelque chose que je n’ai pas pris à la légère."

Il s’est tellement impliqué dans le rôle qu’il s’y est finalement senti piégé. "Se retrouver dans cet état d’esprit, cela a fini par me rattraper. C’était un peu difficile pour moi au début de me réadapter à toutes ces personnes qui se souciaient de moi, de recevoir tout cet amour que j’avais tenu à l’écart."

Pour s’en sortir, il a fait appel à un psy. "L’esprit est si puissant. Il permet au corps de dépasser ses limites. Honnêtement, la thérapie, le fait de parler à quelqu’un m’a énormément aidé. En tant qu’homme, on a tendance à déconsidérer cela. Mais je ne suis pas d’accord. Tout le monde a besoin de déposer son sac et de parler."

Voilà qui change des habituels discours triomphalistes des stars hollywoodiennes.