L'affaire secoue toujours autant Hollywood, un scénariste crie haut et fort que tout le monde connaissait le " type de comportement agressif épouvantable" de Harvey Weinstein. Celui-ci serait dans le "déni total" de ses agressions sexuelles répétées...


Des voix s'élèvent sur l'affaire Harvey Weinstein avec un son un peu différent que celui que l'on a entendu précédemment. Ainsi l'acteur Mickey Rourke a déclaré ce week-end au site TMZ qu'il se sentait désolé pour Harvey Weinstein. " Je me sens mal pour ce qui arrive à Harvey. Il a fait tellement de belles choses pendant des années, en essayant de faire des films respectables. Ce qu'il a fait est taré, mais nous vivons une époque de jalousie : tu as beau être au top, dès que tu tombes, ils te mettent dehors."

Un scénariste balance durement

Le scénariste Scott Rosenberg qui fut proche du grand manitou du cinéma indépendant, ("Je lui dois ma carrière" confesse-t-il d'ailleurs) a aussi décidé de s'exprimer longuement et publiquement dans une lettre ouverte "We need to talk about Harvey" postée sur son compte facebook (et reprise par le site Deadline). Il ne fait pas dans la dentelle et explique que le "système Bob et Harvey Weinstein" profitait à tout Hollywood. Il fustige l'hypocrisie des producteurs, des réalisateurs, des journalistes et des politiques. "Tout le monde savait, putain. Je le sais, j’étais là", écrit-il.

Revenant cependant sur les actes de Harvey Weinstein, il crie son dégoût avec des mots forts. Nous ne savions pas "qu'il violait. Non, ça nous ne l’avons jamais entendu. Mais nous étions conscients d’un type de comportement agressif qui était épouvantable. Nous connaissions la faim de l’homme, son appétit. Et, il faut le noter : beaucoup succombèrent à ses charmes encombrants, volontairement, ce qui ne pouvait que l’inciter à jeter son filet fétide encore plus largement."

Alors pourquoi l'affaire n'a-t-elle pas éclaté avant ? Selon le scénariste, "Harvey nous faisait vivre la grande vie. Il produisait nos films. Nous invitait aux Golden Globes. Nous présentait Al Gore. Nous emmenait faire la fête avec Quentin [Tarantino] et Uma [Thurman]." "Nous avons récolté les récompenses, profité de ce monde merveilleux, et fermé nos gueules."

Rosenberg se demande aussi ce que ceux qui savaient auraient pu faire : les victimes "ne parlaient pas", et à qui en parler ? "Cest pathétique de dire ça, mais qu’aurions-nous dû faire ? Les autorités ? Quelles autorités ? La presse ? Harvey possédait la presse."

Il conclut en se disant "désolé et honteux" et incite tout le monde à faire son mea culpa "au lieu de se cacher derrière une fausse indignation".

Rehab' ratée?

Quant à Harvey Weinstein, sa rehab ne se passerait pas au mieux... D’après le New York Post, le magnat déchu d’Hollywood serait "dans le déni de ses supposées agressions sexuelles, en répétant que toutes les relations étaient consenties". Il aurait même dégagé les lieux une semaine après son arrivée...