Les 30 finalistes à Miss Belgique 2016 sont arrivées sans encombres à destination (Hurghada). Un peu stressées quand même…  

"Mon copain a un peu peur pour moi, confie une des candidates participantes au voyage annuel des Miss Belgique (en présence d’Annelies Töros, la Miss Belgique actuelle). Mais moi, ça va, je relativise. Pas besoin de tomber dans la paranoïa ni la psychose. Ça pourrait très bien arriver chez nous."

En effet, le voyage étant initialement prévu pour Sharm el-Cheikh, le comité national de Miss Belgique - au vu des directives du ministère des Affaires étrangères qui interdisait de voler à cet endroit - a dû opter pour son plan B. Vers 5 h du matin, à l’aéroport de Zaventem, c’était donc davantage les parents que leur progéniture - même si plusieurs ont hésité à partir et que l’une d’entre elles est d’origine biélorusse - qui flippaient. "On ne s’imaginait pas cette tension avant aujourd’hui , témoigne, la larme au coin de l’œil, une des mamans présentes au départ. C’est stressant, surtout que c’est la première fois qu’elle part toute seule à l’étranger… Mais pas le choix, elle voulait tant y aller ."

Après quelques embrassades de circonstance, le groupe s’envole donc vers Hurghada. Et même son de cloche du côté de Darline Devos, la présidente du comité national Miss Belgique. "J’ai eu deux appels de pères inquiets il y a quelques jours mais je les ai rassurés. Tout le monde était libre de ne pas venir et on aurait alors fait leurs shootings en Belgique, plus tard. Au final, elles avaient plus peur de l’avion en lui-même, des turbulences (elles ont toutes applaudi l’atterrissage, NdlR) que du reste ." Excitées comme des puces à l’idée de partir au soleil vivre cette expérience, il en fallait donc plus - même si elles se sont empressées de donner vite des nouvelles à leurs proches - pour décourager nos 30 prétendantes à la couronne. Et à part un contrôle du bus à la sortie de l’aéroport d’Hurghada, aucune mesure de sécurité spéciale n’a été visible.

Bref, des filles un peu stressées au départ mais pas à l’arrivée. "Je n’ai jamais ressorti aucun sentiment d’insécurité ici, constate Darline Devos. Et aller ailleurs, ce n’était pas possible. C’était soit ici, la même destination et hôtel que l’année dernière, soit on ne partait pas du tout." L’hôtel Baron Palace de Sahl Hasheesh n’étant occupé qu’à 60 % de sa capacité maximale, il a donc pu prendre en charge les 60 personnes du staff de Miss Belgique en dernière minute. Entre rayons de soleil (30 degrés de moyenne) et sans doute quelques crêpages de chignon en vue au cours de cette semaine de lancement officiel de la compétition, place donc aux intenses journées de séances photos et tournages vidéos afin de préparer l’élection finale du 9 janvier prochain (à suivre en direct sur AB3).

Quant aux sorties en dehors de l’hôtel ? "Rien n’est prévu pour l’instant , conclut la présidente. Le ministère le déconseille mais on va se renseigner ici et, quoi qu’il arrive, ce sont les filles qui décideront si elles veulent prendre le risque ou pas."