La mer Rouge est évidemment bleue. Et à Charm-el-Sheikh, où les finalistes de Miss Belgique se trouvent pour une semaine, elle est d’un bleu sublime. Qui tranche avec le jaune des plages de sable et celui, à quelques centaines de mètres du rivage, d’un rocher désertique, une île qui ajoute au décor de carte postale.

Des rochers pareils, il y en a tout au long des côtes de cette mer Rouge. D’un côté, celles de l’Égypte. Pas loin d’où nous nous trouvons, celles de l’Arabie Saoudite. Le nom de mer Rouge vient des marins qui étaient subjugués par le spectacle de ces côtes de désert entre le moment où le soleil a disparu (vers 17 heures) et celui de la tombée de la nuit.

Cette heure-là, c’est l’heure rouge. Si vous prenez un verre à un des bars qui longent la plage, les nuances de tons sont fantastiques. C’est loin d’être un rouge vif. Mais c’est vrai que le rocher, là au bout, devient rougeâtre et le sable des plages aussi. À l’hôtel, l’effet est multiplié par un éclairage étudié. Ils ont même dirigé un projecteur vers la mer, le long d’un ponton. Cette lumière attire crabes et poissons. C’est un spectacle en soi.

Dès 18 heures, par contre, la mer Rouge est noire. C’est déjà la nuit. Dans la journée, à l’hôtel, il y a beaucoup de vert aussi. Des jardins créés dans le désert, où gazouillent des centaines d’oiseaux minuscules parmi des buissons de fleurs multicolores et de nombreux palmiers. En principe, ces gazons sont là pour le plaisir des yeux. Mais, pour répéter les chorégraphies à pieds nus, on avait pensé que ce serait mieux, pour les filles, de danser sur l’herbe. Tout à coup, il y eut un énorme cri ! C’était l’heure des arrosoirs automatiques ! Les filles, qui dansaient en bikinis, ont eu droit à la surprise d’une douche gratuite. Et glacée !

Parmi les couleurs de la mer Rouge, version Miss Belgique, il y a aussi du vrai rouge. Celui des épaules d’Émilie Van Oorteghem. 19 ans, de Zwijnaarde. Les blondes attirent le soleil. Lorsqu’il leur faut passer plusieurs heures à répéter les chorégraphies en plein air, il y a intérêt à bien connaître les indices protecteurs. Émilie est la première à s’être fait piéger.