Miss Belgique: quand sublimer une femme reste un art

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Pierre-Yves Paque, envoyé spécial en Crète

Publié le - Mis à jour le

Miss Belgique: quand sublimer une femme reste un art
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Que ce soit pour la maquilleuse, le coiffeur ou le photographe, sublimer une femme reste un art.

"Il faut fabriquer la nana", répète le photographe Daniel Dedave, surnommé le pirate pour son look. "Comme elles ont souvent peu d’expérience, il faut leur faire prendre confiance et ressortir ce qu’elles ont en elles." Celui que Sandrine Corman (Miss Belgique 1997) décrivait comme "l’homme qui murmurait à l’oreille des Miss" sait donc de quoi il parle. "J’aime être aimé par la fille avec qui je travaille. La photographie, c’est la passion du moment mais aussi un travail de séduction avant tout !" Le plus important pour lui étant "le regard et l’attitude. Qu’elles aient l’air sensuelles, tout en restant vulnérables mais jamais vulgaires."

Et ce n’est pas Emilie Guillermin, maquilleuse chez Kryolan, qui dira le contraire. "Je ne change aucune fille, j’accentue juste son regard ou son ombre naturelle, beaucoup moins les lèvres. Le maquillage est une illusion, donc on la crée mais on ne changera jamais une personne."

À part quelques tatouages ou de l’acné à camoufler, voire une blessure au genou, celle qui travaille depuis trois ans à Miss Univers n’a d’ailleurs relevé que l’un ou l’autre caprice de Miss. "Une fille qui voulait utiliser son propre fond de teint mais cela fait perdre du naturel… Ou celles qui utilisent trop d’autobronzant, ce qui fait des taches."

La particularité d’Emilie - qui estime aussi que certaines Miss sont trop bronzées (" une peau trop foncée fait perdre de son éclat") - est justement de travailler sur le teint. "Mon but est d’illuminer leur peau, la rendre fraîche. J’utilise donc la technique du strobing (la nouvelle forme de contouring à la Kim Kardashian, NdlR) qui consiste à illuminer et mettre de l’ombre avec une couleur qui satine et reflète davantage. J’aime garder la transparence."

Un peu comme Nico Ramon, coiffeur chez Olivier Dachkin, qui prend environ 25 minutes pour coiffer une finaliste. "Mon but est de dégager le visage pour qu’il prenne la lumière. Et je fais énormément de boucles pour le côté glamour." Celui qui a du recouper les cheveux de Leentje essaie toujours de faire quelque chose de différent en fonction du caractère de chacune. "J’ai fait des chignons mais très peu d’extensions car je veux garder l’aspect naturel du cheveu qui tombe." Si le stéréotype de la miss est d’avoir les cheveux longs, Nico est plutôt "pour une certaine longueur oui, mais pas toutes au même niveau."

Pour un niveau final, proche de la perfection ? Entre certaines qui admettent mettre des soutiens-gorge push-up ou utiliser des médicaments anti-acné, il reste aussi la retouche photo. "Oui, on en fait, concède Daniel Dedave. Mais avec le numérique, le moindre bouton apparaît comme une verrue… Il faut donc gommer les imperfections de la peau et les cernes. Le tout, c’est de ne pas exagérer, de rester dans la normalité des corps et de garder l’originalité des filles."

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Miss Tattoo contre Miss Belgique

"Ce ne sont pas du tout des concurrents, assure Darline Devos, la présidente du comité Miss Belgique au sujet d’une nouvelle élection qui verra le jour en 2017 : Miss et Mister Tattoo (déjà plus de 1.000 inscriptions, avec un jury et un voyage à Miami à la clé). C’est juste une manière d’organiser des événements similaires mais ce ne seront jamais des Miss Belgique !" En effet, dans le concours officiel de notre pays, les tatouages sont plutôt proscrits. "Je ne suis pas contre, confie la présidente , mais il y a une limite. En bikini, si cela se voit trop, on camoufle. Mais, parfois, certaines filles préfèrent aussi garder cela privé."

Si les deux parties sont conscientes que le tatouage est aujourd’hui à la mode, l’organisateur de Miss Tattoo déplore justement cette restriction chez les Miss Belgique."Parfois, des filles sont superbes mais malheureusement comme elles sont tatouées, elles ne peuvent donc pas participer à Miss Belgique , déplore Raphaël Warny. C’est dommage car un tatouage, c’est en quelque sorte montrer sur soi sa personnalité." Celui qui a déjà organisé des élections provinciales de Miss sait de quoi il parle." On veut vraiment mettre l’accent sur le côté à la fois Miss et le tatouage. Ne pas faire comme un salon du tatouage où l’on retrouve de tout et n’importe quoi", insiste celui qui organise aussi Mister Tattoo avec deux catégories pour chaque sexe (les petits et grands tatoos, allant du simple tatouage à tout le corps) et des candidats âgées entre 18 et 30 ans. Bref, Tatoo gagné ?

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