Miss Bruxelles n’aurait pas trop bu, le soir du 2 août. Une concurrente aurait amélioré son breuvage. À cause de la “jalousie”

BRUXELLES “Ma fille ne boit pas. J’en suis sûr à 100 %. Une exécrable délation !”

Jean-Pierre Lahaye n’a pas digéré nos colonnes (voir DH du 10 octobre) sur sa fille, Julie, la Miss Bruxelles qui, du Carré (un dancing de Willebroek), sortit beurrée comme un petit Lu, la nuit du 2 août, au point d’être transportée à l’hôpital en ambulance. On peut le comprendre.

Ayant poussé la jolie jeune fille à participer au concours, le papa pose un regard aiguisé sur le soi-disant coma éthylique de sa progéniture. “Elle n’a pas picolé à mort”, s’évertue-t-il à persuader son monde. Et, face à ce “retour de flamme” nimbé de “jalousie”, l’homme de 62 ans accuse : “Au vu de l’absorption et du fait que Julie se soit sentie hyper-mal en une fois, il y a eu un complément. J’en ai la preuve…”

Étonnée (dérangée ?) par notre appel, la demoiselle de 19 ans ne s’était pas épanchée sur l’incident. Vingt-quatre heures après nos révélations, elle consentit à livrer son interprétation de cette soirée à tout le moins agitée. Qu’en a-t-elle retenu ?

Oui, c’était une guindaille entre huit ou neuf filles. Et, oui, elle croit savoir à qui attribuer ce que son paternel et elle assimilent à de la “jalousie”. “J’étais au Carré vers 23 heures”, resitue Julie Lahaye. “Mon malaise est survenu à 2 h 30. J’ai bu quatre verres. Pas plus”, jure-t-elle.

Et alors ? Considérant qu’au bout du troisième godet elle tenait encore parfaitement sur ses quilles, l’infortunée en vient aux mêmes conclusions que son papounet : “Après le troisième, je me souvenais de tout. Puis, un homme de 40 ans nous a offert un verre, à une candidate et à moi. Après ? Je ne me souviens de rien; je suis tombée à terre. Ce qui fait que je me pose plein de questions.”

À en croire les Lahaye, un document confidentiel du milieu hospitalier indiquerait noir sur blanc la prise de substance illicite. “La prise de sang en atteste”, complète Miss Bruxelles en ne confessant que sa “naïveté”. “Ce n’est pas avec quatre verres que je vais être bourrée sur un laps de temps de trois heures trente…”

Ses graves accusations, la Bruxelloise les appuie par une ultime question : “Pourquoi raconter tout cela deux mois après ?”



© La Dernière Heure 2012