Ce n'est pas la première fois que Nabilla fait l'objet d'un grand papier dans Libération. Mais le portrait, en dernière page du quotidien français, celui qui en fait rêver beaucoup et cauchemarder certains, est aussi une forme de consécration pour tout qui s'y voit croqué. Ce mercredi 8 décembre, c'est l'ex-starlette de téléréalité qui en a les honneurs. L'occasion, alors qu'une série documentaire vient de lui être consacrée sur Amazon Prime, de porter un autre éclairage sur celle qui ne cesse, pour des raisons toujours différentes, de défrayer la chronique.

En 2013, se souvient Libération, un premier papier avait déjà été publié dans ses colonnes. Et le journaliste de se souvenir, un brin moqueur, qu'au terme de l'entrevue, dans un restaurant du XVIe arrondissement, elle avait eu ces mots: "Eh, t’as vu que Jean-Marie Le Pen a dit que j’avais de trop beaux seins. Franchement, il est trop marrant ce mec !"

Cette fois, c'est à la femme d'affaires que le quotidien français a voulu donner la parole. Puisque grâce à sa marque de cosmétique et à ses 7 millions de followers sur les réseaux sociaux (auprès desquels elle fait du placement de produits pour de nombreuses marques), la voici désormais assise sur un joli petit pactole. "La question qu’on me pose le plus souvent ? Euh… C’est l’argent ! Tout le monde veut savoir combien je gagne mais je refuse de répondre. Je ne veux pas choquer les gens", dit-elle. "Je ne vais pas donner de chiffres mais on peut dire que je gagne le salaire d’un bon footballeur de Ligue 1, un bon joueur de l’Olympique de Marseille, et que ma famille est à l’abri." On comprend mieux qu'elle n'ai pas envie de donner de chiffre...

Dans cet entretien, Nabilla parle sans filtre (comme le titre du documentaire, justement) de son image, de son couple. "C’est vrai que parfois je joue à être bête, à d’autres moments, non. J’ai toujours su ce que je voulais. Après, les gens m’ont fait du mal sur le chemin, ils m’ont vraiment fait du mal" , confie-t-elle encore à Libé. Elle ajoute qu'aujourd'hui, elle se sent plus forte. "Depuis #MeToo, les femmes sont beaucoup plus protégées. Je ne me laisserai plus faire", dit-elle.

Enfin, Nabilla revient encore et encore sur le coup de couteau donné à son amoureux, Thomas Vergara, en 2014, et qui lui a valu de passer quelques mois en prison. "C’est vrai que c’était lui la victime, mais moi aussi je l’étais. Je ne voulais pas le blesser, juste lui faire peur, pour qu’il se calme parce qu’il devenait triste, jaloux et énervé. Ça lui faisait de la peine que je sois hypersexualisée. Avec du recul, je comprends son sentiment et on se calcule mieux de manière générale".