Dans un extrait de l'émission L'instant de luxe de Non Stop People, diffusé par Jean-Marc Morandini, Najoua Belyzel est revenue sur un événement traumatisant de sa vie pour la première fois.

Celle qui a été connue pour sa chanson "Gabriel", véritable carton en 2005, a confié à la chaîne française que de ses 10 à 13 ans, elle a été la cible d'attouchements sexuels de la part de son médecin traitant, qui était également le médecin de toute la famille. "Il n’y a pas eu de suite [judiciaire] parce que cette personne-là s’est donné la mort par la suite", confie-t-elle d'emblée.

Avant de revenir plus longuement sur cette triste période de sa vie: “À un moment donné, ce médecin a pris le dessus sur moi. Il avait une sorte d’emprise sur ma famille aussi. Il appelait mes parents pour savoir si j’allais bien. Même un rhume était un prétexte pour que je me retrouve dans son cabinet. Et donc lorsque je me retrouvais dans son cabinet pour un rhume, au départ c’était une consultation tout à fait normale, mais qui se terminait dans la culotte”, confie la chanteuse, qui lors de sa jeunesse urinait parfois inconsciemment. C'est donc cette excuse que son médecin utilisait.

Et ce dernier n'était pas à son coup d'essai. Najoua Belyzel l'a constaté lorsqu'elle était au tribunal. "On m'a raconté tout ce qu'il a fait. Il était sur écoute depuis des années, il a violé sa fille pendant de nombreuses années et d'autres filles. Ses victimes, ce ne sont que des enfants d'immigrés dont la sexualité est taboue. Un jour, il a été arrêté, mis en prison et il s'est pendu avec une ceinture", raconte-t-elle.

Après le succès de sa chanson "Gabriel", Najoua Belyzel avait écrit une autre chanson, intitulée "Docteur gel", dans laquelle elle parlait justement des attouchements sexuels dont elle était victime: "Le nom d'un de mes titres correspond au nom du médecin. On a juste changé l'orthographe. Je le nomme sans le nommer. À l'époque, ma maison de disque m’a dit de ne pas trop parler de ça. Ce n’était pas un sujet qu'il fallait que je mette en avant, affirme-t-elle.