Encensé pour ses réformes éclairées ou critiqué pour ses guerres dévastatrices et le rétablissement de l’esclavage, Napoléon se retrouve au-devant de la scène à l’occasion du bicentenaire de sa mort à Sainte-Hélène. Le personnage aura indubitablement marqué l’Histoire. Et notamment l’Histoire de l’Art avec son épouse Joséphine.

C’est cet aspect particulièrement que le musée Duesberg met à l’honneur. Niché à Mons, ce musée des arts décoratifs se concentre sur la période 1775-1825 et jouit, grâce au travail insatiable des barons François et Betty Duesberg, d’une renommée mondiale. Six étoiles au Guide Michelin, premier des musées belges sur Trip Advisor ou encore "musée le plus riche au monde au mètre carré" selon le Routard…

Le musée Duesberg a gagné ses lettres de noblesse au fil du temps en amassant un trésor inestimable mettant en valeur le travail remarquable des bronziers, horlogers, orfèvres, porcelainiers, ébénistes et autres artisans devenus fournisseurs attitrés et privilégiés de l’Empire. Avec l’exposition "Napoléon et Joséphine, protecteurs des Arts", le musée Duesberg met ce savoir-faire à l’honneur, offrant à voir aux visiteurs, du 1er juin au 5 septembre, des pièces aussi remarquables que chargées d’histoire.

L’Histoire, le baron François Duesberg ne l’évite pas. Ainsi, à la question de savoir si Napoléon était plus un homme d’État qu’un chef de guerre… "Cet insatiable conquérant mégalomane fut certes un dictateur, mais un dictateur de salut public à la romaine plébiscité - à l’instar de beaucoup de dictateurs élus démocratiquement, hélas ! - alors que la nation était en péril. Mais ne perdons pas de vue que l’œuvre civile de cet homme, pathologiquement génial, est considérable : n’a-t-il pas jeté, en un temps record, les bases - à peine érodées après deux siècles - de l’État moderne, de nos institutions, codes et lois ?", souligne le baron.

Napoléon a certainement laissé en héritage les bases de l’État moderne, mais aussi les joyaux de prestigieux artistes et artisans à découvrir des étoiles plein les yeux dès le 1er juin à Mons.