People Neil Patrick Harris ( How I Met Your Mother ) incarne l’effrayant Comte Olaf dans la nouvelle série événement de Netflix, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire.

Le choc va être rude pour les inconditionnels de la série How I Met Your Mother . Neil Patrick Harris, alias l’élégant, prétentieux, riche et drôlissime Barney, change totalement de registre dans la toute nouvelle série disponible sur Netflix depuis le 13 janvier, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (titre original : A Series of Unfortunate Events ). Bandeau noir de pirate sur l’œil gauche, rouflaquettes imposantes qui rappelleront aux plus ancien une version grisonnante du footballeur allemand Paul Breitner, traits tirés dans son costume trop large, sourcils plus fournis que le compte en banque de Donald Trump et front aussi dégarni qu’un hamburger premier prix ou déguisé en fausse blonde qui n’est pas prête de concourir à Miss Univers, il n’a plus rien à voir avec le séducteur new-yorkais qui fit sa gloire.

Et pour cause : désormais, c’est en tant que ce grand avare sadique de Comte Olaf qu’il officie à la télé. Et il entend bien mettre la main sur la fortune des orphelins confiés à sa garde. En les faisant disparaître dans des circonstances aussi atroces que faussement accidentelles.

"J’ai choisi moi-même les déguisements les plus horribles , explique la star de la nouvelle série en huit épisodes. Être vraiment affreux était en fait réellement rafraîchissant."

De ce côté-là, il a été servi. Prothèses, maquillage, tenues incongrues, rien ne lui a été épargné. Mais ce sont surtout ses jumeaux de six ans qui en ont le plus souffert. "Mes enfants m’ont beaucoup vu sur FaceTime parce qu’ils vivent à New York et que nous tournions à Vancouver. Ils allaient donc au lit alors que je sortais à peine de table. Je ne ressemblais jamais à moi-même et c’était bizarre. Quand j’incarnais Olaf, cela allait parce qu’il ressemble à un adulte comme un autre. Mais pour jouer Stefano pour les épisodes 3 et 4, je me suis rasé la tête et je portais une moustache et une barbe qu’on aurait dite tout droit sortie du Seigneur des anneaux. Et cela les a secoués. Je pense que le rêve de certains psychologues pour enfants est devenu réalité… Mes jumeaux détestaient que je change de voix. Pour les épisodes 7 et 8, je les appelais en tant que Shirley St Ives, avec un rouge à lèvres terrifiant et une perruque rousse. Ils étaient complètement déroutés. Jusqu’à ce qu’ils finissent par crier : Stop, papa, parle comme une personne normale !"

Cela risque de lui coûter une petite fortune en psychiatres, tout ça…


"J’aime le cynisme à destination des enfants"

Reprendre un rôle immortalisé au cinéma par Jim Carrey n’est pas une mince affaire. Mais le défi semble amuser Neil Patrick Harris. "Je pense que pour la durée d’une carrière, c’est bien d’avoir des fans dans une tranche d’âge assez jeune", lâche-t-il, rieur. Tout en se montrant un peu critique vis-à-vis du long métrage de 2004. "Je ne voulais pas ignorer ce qui avait été fait, donc j’ai regardé le film. Mais ce n’est pas la première fois que je reprends un rôle tenu par un autre. Je ne voulais pas changer pour le plaisir, juste pour dire que certains choix étaient idiots ou que des opportunités avaient été manquées. "

Plus d’ajouter : "Pour moi, faute de temps, le film n’entre pas assez dans les détails et les nuances. On passe trop vite d’une scène à l’autre, et c’est dommage."

Avec Barry Sonnenfeld, qui chapeauté la série, il a opté pour un ton plus sombre dans l’humour. "J’accorde beaucoup d’importance au sens de l’humour des enfants. Réaliser une série pour ados ne signifie pas céder à la facilité et à la médiocrité. J’aime le cynisme à destination des mômes. Cela crée une dynamique amusante."

Les 8 épisodes des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire sont à découvrir sur Netflix depuis le vendredi 13 janvier.