"C’est vrai qu’elle m’aide beaucoup", racontait-il, ému. "C’est elle qui conduit la voiture partout où on va. Il faut avoir la chance de rencontrer quelqu’un, à un certain moment dans ta vie qui a des hauts et des bas. Et quand tu es dans les bas, il faut rencontrer la bonne personne, celle qui te remonte. Et ça, je l’ai retrouvé. J’ai perdu ma première femme et ma fille très jeunes… Ce sont des choses très difficiles à surmonter. C’est aussi pour ça que j’ai toujours refusé de faire Les orages de la vie sur RTL-TVI car je ne veux pas étaler ça. C’est mon histoire et mon truc à moi. Mais ma deuxième épouse m’a permis de surmonter tout ça… Elle m’a aussi beaucoup aidé à garder les pieds sur terre. Car, dans le milieu artistique, il y en a beaucoup qui vacillent. Elle m’a souvent calmé. Pas à cause de moi, mais de mon entourage. Les gens qui gravitent autour de toi, ce sont parfois eux qui veulent prendre sa place… Des gens qui deviennent possessifs."

Le Grand Jojo n’est jamais tombé du côté obscur de l’alcool durant sa longue carrière. Pourtant, "dans les années 70, un petit peu quand même, on buvait comme tout le monde." Cela ne l’empêche cependant pas de posséder une bouteille de vin datée de l’année de sa naissance. C’est-à-dire de 1936. Au moment de notre rencontre pour la DH, il assurait être l’homme le plus heureux et chanceux du monde. "On n’est pas devenus riche, on habite ici, ce n’est pas un château. Mais on a bien vécu. On a des souvenirs extraordinaires, on a bien rigolé et fait du bon boulot. C’est ça qui est le plus important !"