Elle est née Camille Callen, à Pessac, dans le Bordelais, en 1991. Mais depuis 2004, elle est Noholita (de Nolita et Soho, deux quartiers de New York qu’elle adore), blogueuse et influenceuse qui a su fédérer plus d’un million d’abonnés. Sur les réseaux sociaux, elle partage ses coups de cœur, ses états d’âme, un peu de sa vie (mais pas tout) et beaucoup de bienveillance. À trente ans, la jeune femme qui vit désormais à Paris avec son amoureux, a également sorti un livre, “En harmonie”, qui compile bonnes adresses, looks pour toutes les saisons et toutes les occasions, mais également réflexions sur la vie comme elle va. Et surtout d’où elle vient. Interview.

Vous avez de très jolis mots sur votre enfance et sur vos parents. C’était évident qu’il fallait commencer par là parce qu’ils ont fait celle que vous êtes ?

“Oui, exactement. Ce sont mes parents qui m’ont apporté l’éducation qui m’ont fait telle que je suis aujourd’hui, qui m’ont appris la valeur des choses. Donc, mon livre comment forcément par eux.”

Votre maman était votre première photographe, d’ailleurs !

“Ça n’a pas toujours été facile, mais c’est elle qui a fait toutes mes premières photos, sur le blog. Ma mère a arrêté de travailler avant sa retraite et, du coup, elle était à la maison. Donc, c’est elle qui a fait mes photos et je l’en remercie parce que c’est elle qui m’a permis de débuter sur les réseaux sociaux.”

Ce livre s’appelle “En harmonie”. C’est ce dont on a le plus besoin aujourd’hui, après tout ces mois compliqués ?

“Oh oui. C’est “en harmonie Camille”, “en harmonie Noholita”. Pour moi, c’est une harmonie entre les deux, pour arriver à se sentir bien là où on est. D’arriver à se recentrer sur soi-même. Je pense être parvenue, parfois avec des hauts et des bas, à garder cette harmonie. J’espère que ce titre parlera à tout le monde.”

Vous dites “recentrer”. Sur les réseaux, on peut vite être “autocentré”. Comment on échappe à ça ?

“Ça peut être compliqué pour certaines personnes. Moi, je suis parvenue à garder le recul parce que j’ai toujours le lien avec mes proches d’avant. Je n’ai pas envie que mes parents me voient changer. Je suis peut-être moins disponible qu’avant mais ils l’ont très bien compris. Pour continuer à “kiffer” ce que je vis aujourd’hui, c’est très important de ne pas être autocentrée, justement.”

Vous évoquez également votre petite taille – 1m55 – dans le livre. C’est étonnant que vous soyez complexée par ça, alors qu’il y a tellement de gens qui vous suivent. Ça ne vous rassure pas ?

“Je ne dirais pas que j’ai été rassurée sur ma petite taille grâce aux réseaux sociaux, parce que les gens me voient à travers un écran et ne savent pas vraiment quelle taille je fais. La première chose qu’ils me disent, quand ils me rencontrent “en vrai”, c’est “Ah mais tu es petite en fait”. Je l’ai entendu tellement de fois que ça me ramène aux complexes que j’avais quand j’étais jeune. Je vous jure que ce n’était pas facile, j’ai subi beaucoup de moqueries.”

Vous vous souvenez, aussi, que votre maman vous avait acheté un pantalon baggy chez Leclerc. C’est important de ne pas forcément faire rêver avec de grandes marques ?

“C’est comme ça que je me suis fait connaître sur les réseaux, grâce à ces petites marques. Parce que c’était la seule chose que je pouvais m’offrir. C’est ce que je continue d’acheter aujourd’hui, même si je m’offre certaines pièces de luxe. Pour le reste, je continue d’acheter mes fringues dans les mêmes boutiques qu’il y a six ans, quand on m’a connue. Et c’est ce que la plupart des gens peuvent s’acheter : c’est ça la vie.”

Mais il faut aussi rappeler que ce n’est pas parce que ce n’est pas cher qu’il faut le porter deux fois…

“C’est un équilibre difficile à trouver parce que c’est nouveau. Il y a quatre ans de ça, je n’avais pas conscience des conséquences que la fast-fashion avait sur l’environnement, sur des personnes. Il faut s’éduquer soi-même avant d’éduquer les autres et j’y travaille. Parce que j’ai toujours tendance à vouloir acheter plus pour pouvoir changer souvent de fringues. Mais j’essaie de m’améliorer et j’ai créé moi-même ma marque de prêt-à-porter (NHLT Paris) où je ne veux proposer que des basiques.”

Noholita, En harmonie (Robert Laffont)

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Kenza, la grande sœur

C’est le premier nom qui vient à la bouche de Noholita quand on évoque les “grandes sœurs” qui comptent parmi les blogueuses. Kenza Sadoun El Glaoui a, elle aussi, publié un livre (chez Leduc), sur lequel elle a travaillé (“dans l’ombre”) notamment durant sa grossesse.

À la sortie de l’ouvrage, elle confiant avoir, comme jamais, ressenti la pression. Car cela faisait douze ans qu’elle était sur la toile, qu’elle communiquait à travers un écran. “Ce livre, ce n’est pas le livre d’un grand écrivain, loin de là”, explique-t-elle. “C’est le livre d’une nana qui, un jour, a décidé de créer un blog, alors qu’elle avait 23 ans, et qui s’est retrouvée propulsée dans l’univers du digital jusqu’à en faire sa profession et à monter sa société autour de ça. C’est le récit d’une jeune femme qui a fait de sa passion son métier.

Tout comme Noholita, elle y parle de sa carrière, mais également de toute sa vie, depuis sa naissance. Les rencontres, les joies et les peines, Kenza ne cache rien. Famille, parcours scolaire “atypique, qui m’a fait beaucoup douter de moi à des moments”, relations sentimentales la désormais maman : ses millions de followers se frottent les mains à l’idée d’en savoir (encore un peu) plus sur la jolie plante, qui a grandi dans le Marais.

Et, bien sûr, Kenza donne quelques petits conseils à ses fans et les guide dans le monde hyper concurrentiel qu’est aujourd’hui la blogosphère.

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Le sourire de Léna

Elle n’a que 24 ans, mais Léna Mahfouf, que les internautes connaissent sous le nom de Léna Situations, sait ce qu’elle veut. À la sortie de son livre, elle a caracolé en tête des ventes, devançant ainsi quelques poids lourds de l’édition. Et chacune de ses apparitions provoque l’émoi de plus d’1,6 million d’abonnés (rien que sur YouTube). Tout cela valait bien un livre, donc, dans lequel cette vidéaste web, blogueuse et influenceuse, se raconte, elle aussi. Léna a pris le parti d’en faire un guide pratique à destination des jeunes pour dire “Non à la déprime, à la morosité et à la spirale du négatif ; oui au positif, à la joie, à l’acceptation de soi et à la réussite”, comme elle le dit dans une note d’intention. “Un manuel pratique et militant, de bonne humeur et d’esprit positif.” Le tout bourré de photos de la brunette, dans toutes les situations possibles, parfois glamour, parfois drôles et toujours sincères.

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Juju sans filtre

Si ça marche pour elle, pourquoi cela ne marcherait-il pas pour les autres ? Pour vous ? Partant de ce constat tout simple, @jujufitcats (Justine Becattini, née le 4 février 1995) a réuni dans un livre joliment intitulé “Sans filtre” (et dieu sait que les influenceuses en usent et en abusent), ses trucs et astuces pour se sentir bien. Soit plus de 65 recettes et tutos culinaires, des routines sportives accessibles, mais aussi des conseils et astuces pour se faire plaisir et se sentir beau et belle, maquillé.e ou au naturel.

Avec plus de deux millions d’abonnés à sa chaîne YouTube et deux millions également sur Instagram, la jeune francilienne, passionnée d’équitation (qu’elle a pratiquée pendant 15 ans), aime plus que tout partager ses passions, notamment celle pour le fitness. Détentrice d’un bac scientifique, elle a également suivi des études de biologie et santé option nutrition sportive.

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