Ex-acheteur fantasque d’ Affaire conclue, Pierre-Jean Chalençon a montré qu’il l’est aussi dans la vie de tous les jours. La semaine dernière, il a eu beau multiplier les interventions médiatiques pour affirmer qu’il n’y avait jamais eu le moindre dîner payant dans son Palais Vivienne, la vérité a fini par le rattraper. Il est passé aux aveux après être passé par les cases perquisitions et garde à vue, comme le chef des stars Christophe Leroy aussi soupçonné et dont le nom est également cité dans un autre dossier dans lequel apparaissent ceux de l’ex-ministre Brice Hortefeux et du journaliste Alain Duhamel.

Le “poisson d’avril qui a le mieux marché depuis des années” comme l’avait appelé Pierre-Jean Chalençon pourrait lui coûter cher. Invité dans Touche pas à mon poste, Bruno Pomart, ancien patron du Raid, unité d’élite de la police française, a énoncé ce que l’exubérant collectionneur de Napoléon risque. “Une lourde amende, possiblement de la prison, même si la probabilité est faible a-t-il dit, et une fermeture administrative de son établissement.” Des sanctions qui pourraient être catastrophiques pour Pierre-Jean Chalençon qui a déjà des déboires avec le fisc et pourrait “manquer” le bicentenaire de la mort de Napoléon le mois prochain, événement dont il espérait tirer profit pour ses affaires.

Sans compter que son attitude des derniers jours l’a plus isolé que jamais. Certaines de ses relations lui tournent désormais le dos. Dans Le Parisien, Stéphane Bern, qui a côtoyé le collectionneur sur France Télévisions, déplore sa “soif de reconnaissance” alors qu’il le trouvait pourtant “plutôt sympathique”. Il estime que la volonté de Chalençon d’être dans la lumière risque de lui coûter très cher.

Isabelle Balkany, l’épouse de Patrick Balkany, maire déchu et condamné de Levallois-Perret , hospitalisé la semaine dernière, a jugé “vomitif” le fait que des dizaines de policiers soient mobilisés pour un dîner clandestin “monté en épingle par un bouffon amoureux du buzz”.