Il y aura trente ans l'année prochaine... Sur Be TV ce soir à 20 h 30

BRUXELLES Si vous trouvez le Plastic Bertrand d'aujourd'hui terriblement amaigri, aucune crainte à avoir. Le gaillard se porte mieux que jamais. Il a seulement achevé une cure de plus de deux ans, menée sous la conduite d'un médecin britannique. Ce soir, Be TV propose, avec le reportage Plastic Bertrand court toujours , de passer une heure avec lui mais aussi avec ses collaborateurs, avec ses amis, avec sa mère qui a gardé l'accent russe et même avec ses deux enfants, Lloyd et la jolie Joy, 23 ans. Qui le décrivent comme un "hyper papa poule" , qui n'ont pas trop apprécié son passage dans l'émission La Ferme mais qui, sans aucun doute, l'admirent profondément : "Il a toujours eu le courage de faire ce qu'il avait envie de faire. Il va nous surprendre encore".

Et c'est vrai que, depuis le succès de Ça plane pour moi, en 1977 (il y aura bientôt trente ans), Plastic Bertrand a eu des activités là où on ne l'attendait pas. Bon, il a produit David Janssens, un chanteur belge de l'époque de Dix qu'on aime , dans un catalogue commercial. Mais sa carrière de producteur de disques a balayé des univers extrêmement différents. Par exemple, le choeur Kazansky et son répertoire de musique de cour du XVIIIe siècle. Ou encore Leyla Pinar, claveciniste qui fait de la musique contemporaine turque. Pendant toute une période, Plastic Bertrand a aussi tenu une galerie d'art. À la même époque, il avait un projet de comédie musicale extraordinaire : refaire un spectacle sur Le fantôme de l'Opéra alors qu'il existe déjà, inspirée par le même ouvrage, une comédie musicale qui fait un malheur à Broadway.

Mais Plastic Bertrand, c'est ça : toujours surprendre. Il a fait La Ferme ? "Des gens disent que c'est de la merde. Ce n'est pas de la merde ! C'est la télé d'aujourd'hui. Moi, je joue le jeu !" Il fut avant-dernier à l'Eurovision : "Je voulais seulement avoir fait l'Eurovision. On me disait que c'était mauvais pour mon image. Je répondais que si c'était mauvais pour mon image, c'est que c'était bon pour moi".

Il raconte, sans tabou, les folies de ses heures de gloire, son goût du luxe, ses réactions lorsque ça n'a plus marché. On n'évite pas la question : qui a réellement chanté sur le disque Ça plane pour moi ? Avec l'avis de son producteur, Théo Linder : "La question me paraît peu intéressante. Si Lou De Prijck avait dû sauter comme l'a fait Plastic, l'effet aurait été moindre".

Pascal Witmeur, qui fut son chauffeur : "Toutes les télés le demandaient. Parce qu'on savait qu'avec lui, il se passerait toujours quelque chose". C'est tellement vrai...



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